| Routardix: |
Publié le lundi 12 mai 2003Lundi 12 mai 2003
Quand je repenses à mon voyage au Maroc il y a des images qui font immédiatement surface et qui m'ont marqué profondement. Je repenses à ces couleurs d'ocre et de bleu, l'ocre dans toutes ses nuances, celui de la terre, celui des maison et des Casbahs, celui des murailles entourant les villes et les villages ou le ciel bleu au pied des l'Atlas et celui de bord de mer, à Agadir. Je repenses à ces couleurs et ces odeurs dans les medinas ou les souks des villes, aux minarets des mosquées et aux cloîtres des médersas, aux plantations d'orangers et de palmiers, ou tout simplement aux artisants pour qui la créativité est fortement reliée à la tradition; toutes des images plutôt reliées au passé qu'au présent, car le Maroc est fortement marqué par son passé. Casablanca.
Art Deco rue Moulay-Abdallah Casablanca ce n'est pas encore le dépaysement, car elle affiche des airs de modernité dûs aux influences de l'Éurope toute proche. En nous promenant au centre ville dans la rue Prince-Moukay-Abdallah, nous avons découvert des immeubles magnifiques de style Art deco datant des années 1930. Les architectes Français, Tunisien et Algériens tout en s'ispirant de l'art déco éuropéen ont respécté les traditions architecturales marocaines. L'extérieur des bâtiments est richement décoré de coupoles, de belvédères, de colonnes, de balcons en bois de cèdre, de lantérnons, de zéliges, de stuc et de ferronneries. Disons que la première fois on reste extasiés. À quelques centaines de mètres nous avons admiré aussi l'imposant boulevard et la Place Mohamed V célebres pour les bâtiments recherchés qui les entourent. Mais la suprise de taille à Casablanca devait être la Grande Mosquées Hassan II. Celui-ci, avant la construction avait dit: "Je veux une mosquée à l'extrême ouest du monde musulman". Et les architectes de lui répliquer: "Oui,elle sera un édifice de grande envergure qui, quant à la charge symbolyque, sera à l'Afrique du nord ce que ls Statue de la Liberté est à l'Amérique du Nord".
Casablanca Palais Royal Elle a été conçue dans la démesure: le minaret est haut de 200 mètres, la salle de prière peut contenir 25 mille fidèles, l'esplanade 80 mille pelèrins et sur l'emplacement de 25.000 m2 s'ajoutent une bibliothèque, un musée et une école coranique. (Et dire que c'est le peuple marocain qui s'est saigné pour cela !). Casablanca se sont aussi les souks, les cafés, les rues piétonnières et le bord de mer; pour cela c'est un vrai plaisir de s'y promener et d'y vivre. Rabat Si Casablanca est la ville économique du Maroc, Rabat est la ville du pouvoir politique et administratif du pays. Et si le roi a un palais royal dans chaque grande ville du Maroc, c'est ici qu'il habite le plus souvent. La partie moderne de la ville a tous les traits d'une ville de fonctionnaires, de sorte que si l'on veut connaître la vraie ville de Rabat il faut se diriger vers la médina située entre le oued Bou Regreg et l'océan atlantique, pénétrer par l' une de six portes de la longue muraille qui l'entoure et une fois à l'intérieur se promener dans les rues étroites de la ville édifiée par les Almohades au XII siècle. Rabat est aussi la Moriscos (muraille des Andalous) cartier construit au XVII siècle par les Andalous qui affiche des allures hispaniques. Mais Rabat est avant tout l'Esplanade de la Tour Hassan et le Mausolée Mohammed V. Mausolée Mohamed V Cette Mosquée, commencée à la fin du XIIème xiècle, est restée inachevée. Selon le projet du sultan Yacoub el Mansour, elle devait être la plus grande mosquée du monde musulman après celle de Samarra en Iraq. La tour Hassan elle-même s'élève à 44m au milieu d'un champ de ruine de 200 colonnes. L'esplanade est imposante surtout avec le Mausolée Mohammed V qui lui fait face sur le côté sud. Ce mausolée perpétue la mémoire de celui qui a donné l'independence au Maroc, Mahommed V. Sa beauté est indescriptible. L'architecte vietnamien Vo Toan, qui l' a conçue et réalisée (1961-1969), inspiré de l'architecture traditionnelle des nécropoles royales, a réussi brillamment a exprimer la foi et l'art du pays par les formes et les matériaux de finition. Meknes Nous voilà rendus dans une autre ville impériale, Meknes. Elle date du temps des Berbères (IXème siècle) interessés par la fertilité de la plaine du Sais. Elle vit se succéder toute une série de dynasties adverses, les Almoravides (fondateurs), les Almohades, les Wattasides, Les Alouites. Bref, souvent ces nouveaux venus, étant tout puissants, finirent par chasser les premiers habitants, les Berbères, qui durent se refuger dans les montagnes avoisinantes. Ce que nous voyons aujourd'hui de Meknes porte les traces des Alouites. Leur chef Moulay Ismail, un contemporain de Louis XIV (le sultan a multiplé les échanges avec la France), eut le gout du colossal. Il entoura Meknes de bastions , de murailles, et la flanqua de portes monumentales. Les haras du sultan pouvaient contenir jusqu'à 12.000 chevaux. Malheureusement les guerres successorales après la mort de Moulay Ismail et le tremblement de terre de Lisbonne marquèrent la fin de Meknes.
Caserne de troupes de Moulay Ismail Fez Fez est la ville impériale la plus ancienne du Maroc. Elle est aussi la plus authentique des villes marocaines, à mon point de vue. La raison en est simple: les gens y vivent intensemment leurs traditions. Ne vous azardez jamais tout seuls dans les rues de la ville; elle est un labirinthe dont seuls ses citoyens ont la maîtrise. Nous étions accompagnés d'un excellent guide lors de la visite, qui pendant une journée de temps nous a fait accéder à de nombreux secrets, les secrets de l'histoire, les secrets religieux et culturels, les secrets des traditions et les secrets des métiers anciens. Nous sommes sortis des murs de la ville le soir fous de joie d'avoir découvert un monde d'une richesse extraordinare.
Medersa Quaraouiyne Prenez les medersas, ces temples de la théologie de la foi musulmane, elles s'imposent par leur savoir, mais aussi par leur beautés architecturales. La Quaraouiyne, par exemple, en est une. Elle est là comme un phare, depuis l'an 857, pour proclamer la doctrine du prophète. Une bibliothèque (Xème siècle), attenante à la mosquée, fait foi de la mission de savoir des medersas. Elle contient plus de trente mille volumes, dont 10.000 manuscrits, et a attiré les plus éminents spécialistes de la culture islamique. Prenez un peu plus loin, à côté de la medersa Bou Inania, le sanctuaire de Sidi Ahmed Tijani, patron des musulmans noirs, qui est toujours remplie de fidèles qui viennent demander protection. Prenez le quartier des tanneurs qui cache ses secrets séculaires, où les peaux de moutons, de chèvres et de dromadaires sont transformés en de magnifiques peaux qui finissent dans les plus belles vitrines du monde occidentale. Prenez toute cette activité artisanale, régie encore par des corporations aux règles ancéstrales et qui nous en mettent pleine la vue que ce soit le métal précieux, le cuir ou la céramique. Fez c'est tout cela et encore plus.
Sanctuaire Sidi Ahmed Tijani Son histoire est très mouvementée, comme celle de toutes les villes du Magreb. Fondée par un réfugié de Bagdad, Idriss (709), elle a connu des heures difficiles avec les Fatimides et les Omayyades jusqu'au XI siècle et ensuite avec d'autres conquérants ambitieux venus du Sahara (Youssef Ben Tachafine). C' est seulement au XIII siècle que Fez connaîtra son apogée. Les souverains du temps, les Mérinides, qui en avaient fait la capitale, construirent des palais, des forteresses , des casernes et des medersas. Ils élargirent la zone de commerce et encouragèrent le commerce avec la Chine, l'Inde, l'Afrique orientale, la Perse et l'Éurope. Cette dernière profitera des céréales et du cuir et des tapis venant de Fez, tandis qu'elle importait des tissus et des des produits industriels des pays éuropéens. Après un profond déclin vers la fin du XVème siècle, Fez ne reprit jamais la première place sur le territoire marocain.
Fabrication de la bastilla Marakesh Marakesh est la grande séductrice parmi toutes les villes du Maroc. Elle a sû bien proteger son passé tout en intégrant avec une grande élégance le présent. En fait la ville moderne avec ses palais et hotels n'a pas trahi la vielle ville. Le guide nous fait visiter en premier lieu la Ménara, des jardins magnifiques où prédomine l'olivier. Le cadre est romantique avec comme toile de fond une pavillon saadien, un immense bassin d'eau et les montagne anneigées de l'Atlas.
Marakesh La Menara De la Menara nous dirigeons à la Koutoubia, une des plus vaste mosquées de l'occident musulman. Cette mosquée "marque l'étape Almohade de l'art hispano-mauresque qui permit de concilier une apparente simplicité avec une merveilleuse habilité et un luxe discret"(Henri Terrasse). Après avoir visité les tombeaux des sultants saadiens, notre regard est attiré par le minaret de la Kotoubia. Plus que sa hauteur (77m.) s'est la couleurs de ses pierres roses et ses décorations qui nous fascinent. Une heure plus tard nous pénétrons dans la medina de Marakesh où les surprises nous attendent à chaque pas.
Entrée d'une habitation Jusqu'au moment où débouchons sur la fameuse place Jemaa-el -Fna. C'est là qui bat le coeur de la ville entière. "Toute l'âme du sud est là, dans ces cercles de curieux qui, du matin au soir, se font et se défont autour de quelques bateleurs, avec la mobilité des fumées" (Jean Tharaud). Située à l'orée des souks et bordée de nombreuses échoppes, la place est peuplée de vanniers, barbiers, quincaillers, danseurs, conteurs, musiciens, drésseurs de singes et charmeurs de serpents; il faut le vois pour le croire; tout un peuple s'ammuse et ammuse les autres (y comprit les touristes).
Place Jemaa-el Fna La dernière trouvaille de Marakesh est la Mammounia. Elle se trouve près des murs de la medina. C'est l'hotel par excellence du Maroc et des guides affirmenet que c'est l'un des plus luxueux palais du monde. Nous ne l'avons pas habité, rassurez-vous, mais l'avons visité. Construit en 1923, fut renové en 1986 pour recevoir les grands de ce monde: Richard Nixon,Jimmy Carter, Rita Hayworth,Catherine Deneuve, Winston Churchill,etc,etc......Et quel décor!
Jardins de la Mammounia Croyez moi on ne quitte pas cette ville sans un sentiment de tristesse, car on sait que on ne fera pas d'autres rencontres aussi envoutantes. Agadir Le tour des villes impériales finissait à Marakesh. Il nous restait une semaine et nous avions choisi de la passer à Agadir. Nous ne sommes pas resté déçus de notre choix. Nous avons trouvé une ville moderne, pensée pour notre époque et pour les touristes. Comme le tremblement de terre et le raz de marée de 1960 avait détruit toute la ville et la Casbah en faisant plus de 15.000 morts, la ville a dû être reconstruite en entier plus au sud et, semble-t-il, à un endroit plus sûr. Ce séjour d'une semaine nous a fait apprécié le climat de l'endroit, mais nous a permi aussi d'explorer la ville à notre aise en essayant de découvrir le quotidien des habitants. Nous sommes allé du souks aux boutiques artisanales, des jardins aux musées de la ville, du port des sardiniers aux terrasses des hotels et chaque soir lors de la sortie familiale au bord de mer, nous nous sommes mêlées aux piétons agadiriens pour admirer l'immanquable couché de soleil dans les vagues de l'atlantique sud. Si un jour je devrais retourner dans ce pays, j'opterais pour visiter l'intérieur du pays des villages de Ouarzazate, de Taroudant au pied des Atlas tout simplement pour reculer dans le temps.
Marché:Souck
Agadir:Jardins Portugais Routardix
1 Commentaire : Commentaire écrit le mercredi 14 septembre 2005 à 23:26:49 (lien) simo - http://maroc-maroc.mylinea.com wooooow Ajouter un commentaire Un blogue Voyages par Mon Blogue.com |
Découvertes
Liens Catégories |