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Publié le jeudi 8 mai 2003Jeudi 8 mai 2003
Je suis peu attiré par ce Grand Pays de nos voisins. L'étalage de leur culture consumiste ainsi que l' hybridisme à outrance m'en éloigne; peut-être que je ne les connais pas assez pour mieux les comprendre. Pourtant je conviens que ce pays recele, du nord au sud, de l'est à l'ouest, des beautés naturelles indéniables. On a qu'à penser aux Apalaches, aux côtes du Maines, de la Virignie et de la Caroline ou au Grand Canion et aux imposantes beautés des États de l'ouest. Alors ne vous attendez pas que je vous parle ici de leur culture; mon intention sera de vous faire surtout savourer la nature. Sur les côtes du Maine. C'est sur cette côte est que j'ai échoué en premier. Je la trouvait bien comode à cinq heures de chez-nous. Et j'avoue qu'elle a réussi à mes séduire par son charme tout "naturel". À chacune de mes visites je la retrouvais avec plaisir. Je me souviens de ces beaux campings qui donnaient sur la mer; je me souviens de ces beaux villages qui sont Oguinquit, Wells, Kennebunk , Biddeford, Old Orchard Beach; je me souviens de ces belle promenades sur les bancs de sable entre Oguinquit et Wells; je me souviens de ces bains raffraichissants dans une eau presque glaciale (tonifiante!); et je me souviens de ces petits restaurants qui offraient les délicieux produits de la pêche locale. Le plus suprenant dans ces endroits c'est que les américains ont resisté à la tentation des états du sud lesquels ont défiguré le paysage avec les chaînes hotellières.
Oguinquit La péninsule des Fondateurs. Encore une fois, ce n'est pas Boston qui m'attirait, ma la péninsule du Cap Cod par ces attractions naturelles. La présence des Pilgrims fondateurs est trop forte pour ne pas s'y intéresser, car ces immigrants d'une foi austère et inébranlable ont inspiré et fondé l'Amérique d'aujourd'hui. Le Cap Cod est plus densement peuplé que le Maine, mais comme le Maine il a éssayé de respecter la nature en evitant de construire pour le tourisme de masse. Que vous séjourniez à Hyannis, à Dennis Port ou à Chatham vous vous retrouvez sur des petites plages municipales bien aménagées, jamais surpeuplées. Bien sûr, pour bien apprécier le Cap Code il faut faire le tour de la péninsule pour observer la végétation, les "chalets" des riches bostonnais, les innombrables antiquaires ( à faire succomber les vrais amateurs d'antiquités! ) . Et il faut s'arrêter au moin vingt quatre heures à Provincetown pour voir vivre cette petite ville cosmopolite et "éxotiqique", dont l'esprit de liberté et de tolérance est connu dans le monde entier. Quel contraste avec les Pilgrims!
Provincetown
Dannisport La capitale de la misère "noire". Rassurez-vous ce n'est pas un jeu de mots. J'ai visité cette capitale de la grande puissance mondiale en prenant deux tours organisés, par le fait même la visite à été superficielle. J'ai donc entendu faire des louanges de la ville, des monuments, de la constitution américaine ( Un vrai lieu de culte l'endroit où elle est exposée). J'en suis arrivé à la conclusion que les américains sont très fiers de leur pays et qu'ils ont un esprit patriotique hors du commun. Je leur dit: Bravo! Et sur ce point nous devrions apprendre. Mais ces tours m'ont révélé aussi la misère "noire" qui marque cette ville pourtant aux richesses innouies. Cette misère est à quelques rues de la Maison Blanche et du Capitole; le constat est choquant, croyez moi. Serait-ce le reflet de toute une société? Je serais porté à croire que oui.
Washington Des revenants du XIX siècle: Les Amishs. Si vous êtes passés par la Pensylvanie pour vous diriger vers le sud des États Unis, vous êtes passées dans la région de Lancaster. Je m'y suis arrêté une couple de fois pour visiter la région occupée par les Amish. C'est un groupe religieux present, semblet-il, dans vignt deux états, ainsi qu'en Ontario. Ils sont entre seize et dix huit mille dans cette région de Lancaster. Ils sont d'origine Allemande surtout (mais ils ont aussi des ancêtres Suisses, Écossais et Français) et professent une vie simple basée sur le renoncement aux confort moderne. Du point de vu religieux ils se rattachent aux Mennonites, nés en Europe au moment de la Reforme Protestante. Les Amish sont une branche réformée des Mennonites et leurs croyances sont basées sur l'interpretation presque littéraire de la Bible. À les voir vous avez le portrait des cultivateurs du XIX siècle, soit par les costumes, soit par leur tenue austère. Ils refusent l'automobile, la mécanique, la télévision, l'éléctricité,etc,etc... Mais leurs fermes et leurs champs font l'envie des cultivateurs modernes; c'est exceptionnel. Ils ont trouvé aux États Unis des lois qui leur permettent de vivre leur vie comme ils l'entendent.
Pensylvanie, Amishs
Hamishs,Moyen de transport La région des Plantations. Je ne peux me passer de vous parles d'une autre découverte. Peut-être que vous connaissez cet autre état, la Caroline du sud, surtout si vous êtes un amateur de golf. Moi j'y allais pour la mer et le soleil; mais j'y ai decouvert autres choses, pour mon plus grand plaisir. L'Etat a revalorisé une partie des lieux historiques du temps de l'esclavage; je suis alors allé voir ce qui restait de cette période historique des états du sud: les plantations. En m'éloignant un peu de la ville de Myrtle Beach, j'ai vite répèré ces endroits ouverts aux touristes. Les entrées des demeures et les bâtiments des anciens propriétaires sont imposants. Les intérieurs de ces grands seigneurs du riz et tabac d'un luxe, équivalernt à celui des riches européens de l'époque.
Plantation On apprend sur les lieux comment fonctionnaient cette économie, comment vivaient les propriétaires et comment étaient utilisés les ésclaves. Pour nous aujourd'hui c' est inconcevable de penser comment étaient considérés ces noirs venus d'amérique centrale: ils étaient les égaux des chevaux ou autres animaux de la ferme sur laquelle ils vivaient et souvent même moins. Voici un bref rappel historique. En 1526, Lucas Vásquez de Ayllón fut le premier Européen à mettre le pied sur le territoire de l'actuelle Caroline du Sud. Le premier établissement anglais permanent fut, en 1670, Albemarle Point, transféré en 1680 à Charles Town (plus tard «Charleston»). En 1685, débarquèrent des huguenots français, puis, à la fin du siècle, de nombreux colons arrivèrent d'Angleterre, d'Irlande, d'Écosse et des colonies voisines. Les esclaves noirs introduits vers 1670 pour être employés dans les plantations de coton, de riz, de tabac et d'indigo, étaient, dès 1708, plus nombreux que les Blancs. La Caroline du Sud, après avoir lutté contre le pouvoir royal pendant la seconde moitié du XVIIIe s., devint le huitième État de l'Union, le 23 mai 1788. Elle se heurta, par la suite, au gouvernement fédéral, s'opposa farouchement au mouvement abolitionniste, et fut le premier État à faire sécession, le 20 décembre 1860. C'est sur son territoire du reste qu'éclata la guerre de Sécession, en 1861: les troupes du général nordiste Sherman dévastèrent le pays, et incendièrent la ville de Columbia. Et ces destructions devaient entraîner, chez les populations, une rancune tenace envers le Nord. Des biens triste souvenirs tout ça!
Plantation Le Rêve des enfants. Descendons plus au sud. Après Hemmingford, Granby et Frontiertown, des lieux qui ont fait rêvé mon enfant, un été nous avons pris l'avion et sommes débarqués à Disney World, l'endroit de rêve par excellence. En mettant les pieds dans l'aéroprt d'Orlando la téchnologie nous prend en charge: un train aérien nous conduit vers Disney World. Sur les lieux la fantaisie est débordante, intelligente, surprenante, stimulante; elle marie très bien l'immaginaire et le réel; elle exploite à fond le passé avec référence à l'histoire et l'avenir avec référence aux sciences et au monde du futur. Dans une même journée les aventures des pirates et un voyage dans l'espace, à bord d'une navette, finissent par nous sembler véridiques ou vraisemblables parce que largement instructives. L'adulte que j'étais c'est laissé prendre par le piège de l'immaginare.
Disney World Parade de nuit
Disney, le jour. Le Royaume des têtes blanches. Notre Grand Voisin a aussi un royaume tout puissant qui étend ses ramifications dans les états du sud et de la Californie, mais dont le siège pricipal reste la Floride; c'est le "Royaume des têtes blanches". Depuis que les américains du nord ont découvert que le soleil est plus que source de vie, mais qu'il est aussi guérisseur ou un stimulant énérgisant pendant la viellesse, ils se déversent par centaines de milliers sur ses plaines et sur ses sables dorés. Il y en a qui ont choisi cet état pour le reste de leurs jours et il y a ceux qui prennent la route pendant l'automne pour s'y rendre.
La Floride en blanc et bleu C'est quand on fait route vers la Floride qu'on se rend compte des caravanes de roulottes qui frequentent la 95. C'est quand on traverse les immenses plantations d'orangers qu'on se rend compte du nombre des camps roulottes qu'y sont annoncés. C'est quand on arrive sur les plages de Miami qu'on est stupéfiés de voir les milliers de têtes blanches se promener au bord de l'eau . C'est quand on se promène sur les avenues de Miami, où défilent des milliers d'hotels luxeux et des motels modestes, qu'on réalise la force économique de cet âge d'or. Une fois qu'on a gouté au soleil de Floride et à ses plages, une fois qu'on a été séduits par la végétation et les îles des Keys,une fois qu'on a gouté à cet atmosphère de détente qui règne partout, une fois qu'on a admiré ces milliers de personnes âges encore en pleine forme à l'âge de 80 ans, la tentation est forte de regagner le nord,faire ses bagages et aller vivre dans ce lieux de délices. Personnellement je n'ai pas été en mesure de le faire, mais je serai tenté d'encourager ceux qui sont en mesure de le faire à condition qu'ils aiment le style de vie propre aux américains.
Routardix 1 Commentaire : Commentaire écrit le mercredi 28 avril 2004 à 18:41:54 (lien) johanne Bonsoir, merci pour se resume j'ai bien appreciee, je vais aller en floride cet ete et vous m'avez donne des idees ou m'arreter en chemin. Ajouter un commentaire Jeudi 8 mai 2003
Même si on a quitté son pays depuis cinquante ans on y reste toujours attachés; on ne l'oubli pas, comme une mère ou un père. En terminant le tour "d'Italie sur rails" je me disais, n'est-ce-pas: qui sait si j'y reviendrai. Imaginez que je suis retourné! Mon fils venait d'atteindre ses treize ans. Il démontrait de l'intérêt pour la culture et depuis des années me suivait dans les musées, les événements culturels et les voyages en amérique du nord. Il avait acqui aussi des notions d'histoire et de géographie à l'école; c'était temps qu'il connaisse le pays de son père et de ses grands-parents.
Chablis
Chamonix Ce voyage je le voulais différent. Et je me suis donné des objectifs différents. Je voulais visiter d'autres lieux de mon pays que je n'avais pas explorés auparavant; j'ai mis donc sur la liste: le lac de Como, Vérona, Bergamo, la République de San Marino, Benevento,Salerno, la côte Amalfitana,Caserta, Perugia,Torino; plus des extras , en passant: Le Chablis, Chamonix, Genève, et le Beaujolais. Je ne voulais pas mettre de côté les classiques: Venezia, Roma, Firenze. Et surtout, surtout, je voulais consacrer plusieurs jours dans les lieux de mes origines: Casacalenda, Larino,Termoli, Campobasso.
Bergamo
Como Verona
San Marino En arrivant à Orly j'ai pris possesion de la Peugeot que nous avions réservée à l'avance (achat-rachat) et nous sommes partis vers le sud. Ha, la voiture! Une toute autre sensation, une sensation de liberté, car tu vas au rythme que tu veux (j'avais chosi des routes nationales), tu dînes où tu veux, tu choisis les hotels où les auberges que tu veux (je n'avais fait aucune réservation, cette fois-ci) avec la seule contrainte de remettre la voiture un mois après (notre programme était sur un mois), un jour avant de reprendre l'avion pour l'Amérique. Voici quelques souvenir, mais en bref. Chablis: un bon repas et du bon vins chez un producteur de vin. Genève: visite de la ville et rencontre d'un cousin brésilien, fils d'une soeur à mon grand père paternel qui a résidé au Brésil toute sa vie.
Genève Chamonix: Ascension en téléphérique du mont Blanc; tout simplement indescriptible; durée de quetre heures; des sensations fortes à n'en finir. Bergamo: Visite de la vielle ville médiévale; un bijou intact avec toutes ses carctéristiques longombardes. Verona: Ville princière par excellence( Chateau, église Sain Zenon), mais aussi ville culturelle par son théatre clissique qui se tient dans le magnifique anphithéatre romain intact. Républica di San Marino: Un petit État, qui n'a pas voulu s'intégrer lors de l'unification de l'Italie. Riche à craquer et d'une beauté presque irréelle. Perugia: Une autre ville du moyen-âge qui a gardé une place de choix pour les étudiants étrangers qui veulent tout étudier sur la peninsule.
Perugia Benevento
Costa Amalfitana Caserta
Grotta Azzurra, Capri Benevento: Petite ville de province qui a gardé des souvenirs de l'époque romaine et plus loin encore des Sanniti, conquis par les romains. Altilia: Site archéologique du Molise (ma région) avec une histoire samnite et romaine.
Altilia-Sepino Une fois rendu dans ma région, le Molise, nous avons pris un pied à terre à Termoli, au bord la mer et tous les jours nous avons voyagé vers les lieux qui m'étaient très chers, Casacalenda, Larino, Campobasso. C'est aussi de Termoli que nous avons fait des excursions vers le Gargano, Foggia, Vieste, Manfredonia, Mont Saint Michel. Casacalenda Caserta: Cette ville de la Campanie est célebre pour son Palais Royal avec des cascades à flanc de montagne; le grand luxe des rois Bourbons qui ont régnés sur le sud de l'Italie. Torino: Capitale industrielle du nord ouest italien. Mais nous nous sommes attardés au célèbre musée égyptien et àla tour Antoniana. Beaujolais: En rentrant, après vingt cinq jours en Italie nous nous sommes arrêtés dans les vignobles du Beaujolais, comme nous l'avions fait au départ dans le Chablis. Ici nous nous sommes régalés d'un autre repas royale "régionale", comme seuls les Français savent en servir.
Beaujolais Paris : Le treize juin nous étions à Paris pour remettre la voiture. Elle venait de rouler pendant cinq mille kilomètres. Le lendemain nous faisions parti des milliers de Français sur les champs Elisées pour fêter la fête nationale.
Paris la Défense Le voyage venait de terminer. Mon fils en avait plein l'esprit. Tout au long du voyage s'était émerveillé et exclamé. Une fois sur l'avion il me dit : "Papa, quand je serai grand j'y retournerai en Italie"! Routardix |
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