Routardix:
Samedi 13 septembre 2003
Un sens aux voyages

Quelle résonance incroyable, forte, profonde, émouvante suscite le mot "voyage" dans mon esprit!  La résonance réveille en moi les mots espace, évasion, nature, art, culture, peuples, idiomes, folklore, humanisme, fraternité, communication, liberté, avec toutes les richesses cachées et vivantes en chacun d'eux.  Quoi d'autre, par ces richesses vivantes, peut mieux susciter et entretenir les rêve, mes rêves! 

La planète terre, mère de mes rêves, s'installe en moi et, sans ralentir sa course, dévoile et déroule, juste pour moi, toutes ses beautés, pour me séduire, me fasciner et me combler.  Je sens vivantes en moi ses montagnes à la voix irresistible m'inviter à les gravir pour en explorer, sous toutes les latitudes, la flore cachée. J'entends les sons des vagues toutes proches, des plus douces aux tonitruantes,ceux des mers intérieurs aux coleurs laitteux et ceux des mers vertes,transparentes, d'Océanie et des Caraibes.  J'entends à mon oreille la musique des langues connues et inconnues, accompagnée des pas de danses, dont le rythme remonte au fond des temps, m'attirer dans leurs rondes.   Je vois défiler à mes yeux un nombre incalculable de pleuples, ceux du nord et ceux du sud, leur villes et leurs villages, et m'offrir le genie de leur savoir faire depuis des millénaires.  Conqui par cette générosité désintéressée, la planète me gagne de ses charmes irresistibles, de sorte qu'après les rêves,  je m'abandonne à ses charmes et je pars en voyage. 

Je pars alors vers ces terres civilisées par les grecs ou vers celles de leurs descendants. Je pars vers ces terres du vaste empire romain  ou leurs marques sont encore omnipresentes.  J'explore ces contrées civilisées et unifiées par les rois de France ou la puissante Albion.  Ou encore je m'amene sur ces rivages conquis par cette Espagne-effemère-,affamée de richesses et obsedée par la conversion des indigènes.  Je vais à la rencontre de ces Vikings qui ont fait la loi dans les pays bordants la mer du Nord et la Baltique.  Je m'approche de ces contrées d'Afrique et du Magreb qui me déroutent et fascinent à la fois par leur exotisme et leurs mystères.  J'ose aussi parfois m'aventurer dans une civilisation encore jeune et immature, du continent nord américain, née de la rencontre de dizaines de cultures differentes.  Mais à chaque fois que je pars ou repars vers des lieux marqués par le passé ou le present, c'est des civilisateurs et des visionnaires de l'humanité que je revois, ou des batisseurs de l'humanité de demain que je rencontre. 

Et cela n'est pas tout, car cette planète me vivifie par sa beauté.   Comment ne pas rester éblouis  devant ses merveilles intemporelles et nouvelles à la fois ?   Je me laisse, donc, transporter par elle sur la mer du passage interieur vers l'Alaska, ou aux sommets des Alpes et des Apenins Italiens.  Je me laisse bercer par la douceur des campagnes danoises ou des collines toscanes.  Je m'abandonne à la contemplation des mers turquoises du sud ou des sables ondulés du Sahara.  Je respire à profusion les parfums des conifères dans les sentiers des forêts québécoises.    Je m'emeus devant la flore à 3000 metres d'altitude ou devant le lichen du massif laurentien.  Que de merveilles defilent devant mes yeux partout où ils se posent!  J'ai un seul regret, celui de ne pouvoir saisir toute cette beauté, trop vaste et trop éblouissante.  Peut-on saisir le monde dans sa totalité, sa perfection?

Les voyages nous emerveillent à chaque fois, car nous révelent les inconnus de la planète et de ses habitants, ils nous font communier aux hommes et aux choses; mais ils nous rappelent avant toute chose que nous sommes les enfants de cette planète; et qu'elle mérite admiration et respect.  Les voyages sont aussi le symbolisme d'un long "voyage intérieur", de cette révelation progressive et sinueuse de mon moi "enfoui, profond,inconnu et mysterieux" à moi-même.  Mais alors, comment dire, écrire ce voyage?  Où trouver les mots justes et vrais pour cela?  Est-il possible d'exprimer ces moments où, l'espace d'un instant, on saisit la vrai réalité en soi et sur soi, moments non contrôlés, illuminés et insaisissables souvent, où l'on est seul entre les mondes qui nous sont révélés?  Ai-je en moi le pouvoir d'exprimer la vraie réalité de ce voyage intérieur?   Toute une vie n'auront jamais le plaisir d'avoir saisi ce voyage!

Masfrakal




Jeudi 31 juillet 2003
Le Danemark

                                                                

        Il y a des pays dont nous ignorons presque tout et si nous decidons de les visiter, notre curiosité est  proportionelle à notre ignorance.  En choissisant de visiter le Danemark j'étais prêt à avoir des surprises en plus 
de la découverte.  À vrai dire, ce pays m'a comblé!
 
     En arrivant dans le pays le visiteur est accueilli par les eaux de la Baltique dans laquelle baignent un grand nombre   d'îles.  Et que l'on se promène de l'est à l'ouest, du sud au nord, cette mer n'est jamais loin, avec ses vastes dunes  et plages.  Dans ce pays aux milliers de dunes, aux plaisirs des yeux s'ajoutent alors ceux des sens, les pieds nus dans les sables des immenses plages de Ishoj, Klintholm Havn, Skagen, Grenen et autres.......
 
La terre qui nous accueille, berce le visiteur presque de manière maternelle:  les paysages  sont tout en douceur, ordonnés et maîtrisés par la main des honmmes, mais surtout modelés par les vents de la mer qui soufflent sur le pays depuis des millénaires.  Les couleurs jaunes des champs céréaliers et les verts des paturâges ne font que rehausser la douceur des paysages, de sorte qu'à tout moment on est invités à une apaisante contemplation.  Seuls les peintres de ce pays, en particulier les peintres de Skagen, ( malheureusement peu connus en dehors du Danemark) ont été en mesure de traduire dans leur tableaux la beauté de leur pays.
 
 
     Mais le visiteur remarquera vite aussi que les hommes ont créé une culture dans ce pays et qu' ils l'entretienne  avec une immense ferveur. Disons tout de suite que les danois ont le culte de l'histoire.  Ils n'hésitent pas à  conserver, à tout prix, leurs anciens monuments.  C'est le cas des dolmens disséminés dans le pays ( ceux sur l'île  de Mons: Semarke par exemple); c'est le cas pour les sites archéologiques Vikings (Jelling dans le Jylland); c'est  le cas pour le musée des anciens bataux Vikings (Roskilde dans le Sjaelland); c'est le cas pour tous les travaux  d'archéologie dont on peu voir le resultat au musée National; c'est le cas pour l'histoire de la décoration; c'est le  cas pour l'histoire de nombreux villages ou de nombreux musées (-bien signalés sur les routes aux visiteurs -) à  travers le pays;  c'est le cas pour le culte voué à leurs écrivains (Karen Blixen à Rungsted) et à leur peintres  (MIchael et Anna Anker à Skagen); et c'est le cas, enfin, pour la sauvegarde des édifices et des quartiers  historiques des villes .
 
 
     Au culte de l'histoire, les Danois ajoutent tout simplement l'amour pour la culture en général.  Cela parait dans la  planification et l'environnement urbain; parait aussi dans l'architecture avangardiste des édifice publiques ou  culturels; et cela parait surtout dans la presence de nombreux musées d'art moderne, dans tout le pays  (Louisiana,Akren,etc...).
    
   
  Ces "Vikings" modernes m'ont impressioné !  Je leur leve mon chapeau pour s'être donné un pays qui ferait la  jalousie de certaines regions de l'Amérique du Nord; et pourtant il ne sont que 5.200.000 de population, sur un  territoire de 43.000 km2, sans le Groelland et les îles Faroe.   Je leve mon chapeau surtout pour l'importance  qu'ils accordent à la qualité de vie.  Que ce soit dans l'alimentation, dans les transports en commun, les resources  énergétiques, le contrôle de la pollution, les voies pietonnières, l'utilisation des bicyclettes, la santé et sécurité au  travail, la vie communautaire, le partage de la richesse, les congés annuels, les congé paranteaux. et les garderies  pour enfants.  Bien sûr ils doivent payer très cher pour cette qualité de vie; mais cette richesse collective n'a pas  de prix.
 
 
     Mes vacances au Danemark sont passées très vite. Elles m'ont fait  aimer ce pays, mais aussi elles m'encouragent  à prolonger  ma réflexion et mes recherches pour en  approfondir la connaissance.
 
 
Routardix
 



Jeudi 26 juin 2003
Prague,l'inoubliable

 

Prague vue du Petrin

Oui, Prague est une ville inoubliable!  Elle l'est, car le jour que l'on parcourt ses cartiers on vit au fond de nous des émotions profondes qui restent.  Prenez cette atmosphère à l'intérieur des murs d'Hradcany.  L'autenticité est tellement grande que l'on revoit les souverains se mouvoir dans l'enceinte du chateau et les prélats officier dans les murs de la cathédrale de Saint Guy où de la basilique Saint Georges. 

Cathédrale Saint Guy

Prenez la place de la Vielle Ville avec ses palais, ses églises et son monument à Jean Hus, on s'y sent comme à la période de la Réforme et de la Contre-Réforme.  Toute l'atmosphère de ses siècles de luttes religieuses est très éloquente à la mémoire du visiteur. 

Prenez la Nouvelle Ville avec la Place Venceslas et la place Charles, le musée et le théatre nationals, l'Hôtel de Ville et l'hôtel Éuropa et vous pensez vite à l'histoire du XXème siècle avec ses heures cruelles du temps des Allemands et de l'armée Russe. 

Prenez le cartier Juif avec ses synagogues, les souvenirs de l'olocauste, et son cimetière centenaire et vous revoyez toute la vie d'un peuple exclu, persécuté, déraciné et sacrifié. 

Et puis vous ne resterez  pas indifferents devant tant de temoignages de la foi chrétienne. En fait Prague a été marquée par la foi et la doctrine de Jean Hus qui, avant même le Concile de Trente aurait voulu reformer et sauver l'Église Catholique; et marquée, encoire plus, par la foi et la doctrine de la Contre Réforme venant de Rome.  Vous trouverez les témoiganges de foi partout : l'église Saint Jacques, Notre Dâme du Tyn, la chapelle de Bethéleem dans la vielle ville; la cathédrale Saint Guy, la basilique Saint Georges, Notre  Dâme de  Lorete, Les couvent des Capucins et de Strahov dans le cartier Hradcany; Saint Thomas, Saint Nicholas et Notre Dâme-sous-la-Chaîne dans le cartier  Petite Côte;  les églises Saint Ignace et  Saint Cyrille et Méthode dans le cartier Nouvelle Ville; et croyez-moi ces monuments de la foi ne sont que quelques unes des temples de Prague sans compter les nombreuses synagogues, témoins d'une autre foi: les synagogues Pinkas, Klaus, Vieille Nouvelle, Haute, Maisel et Espagnole, dans le cartier Juif.

Synagogue Klaus

Les monuments aux souvenirs politics et religieux nous émeuvent non seulement par leurs rappels historiques, mais aussi parce que la politique et la religion ce sont exprimés dans l'art.  Et là Prague se démarque de beaucoup d'autres villes éuropéennes,car elle a réussi à conserver ses monuments.  Elle offre à vos regards tout ce qu'il y a de plus beau et authentique de l'art baroque, rococo ou de l'art-deco.

Maison Art Déco

À Prague il faut aborder un cartier à la fois et se perdre dans ses rues; il faut prendre son temps pour admirer chaque monument; il faut s'assoir dans les églises et contempler l'architecture baroque et son faste très réaliste; il faut traverser le pont Charles comme on  visite un musée pour apprecier les statues colossales  qui des Tours de la Vielle Ville vous menent aux Tours du Petit Côté;  il faut faire et refaire le tour de la Vielle Place pour admirer les décorations de style rococo qui ornent chaque palais; il faut absolumment acheter les billets qui vous sont offerts dans la rue pour assister aux concerts qui sont donnés dans des palais ségnoriaux; il faut monter au sommet du Petrin, vers la fin de l'après-midi, pour avoir une vue incomparable de la ville toute entière;  en redescendant il faut vous arrêter au couvent de Strahov pour sentir la piété d'un autre âge;  il faut  faire le lèche vitrine le long de l'avenue de Paris pour admirer, une fois dans votre vie, toute la magnificence du cristal de Bohème.  

Couvent Strahov

Mais pendant que vous allez d'émerveillements en émerveillement, toute l'histoire de la ville défile dans votre esprit et plus souvent sous vos yeux.  Au cours de vos journées vous passez tout bonement d'une période historique à une autre.  Vous retrouverez  les traces des Premyslides, fondateurs de la ville (IX s.) avec leur saint de famille, Saint Venceslas et leurs missionaires évangélisateurs, Saint Cyrille et Saint Méthode.  Vous retrouverez les traces de la Prague médiévale (XIIs.) avec le chateau Hradcany, la basilique Saint Georges et le Petit Côté. 

Pont Charles

 À d'autres moments vous fairez face à des souvenirs de l'âge d'or de Prague, moment (1333) où Charles IV fit de la ville la capitale du Saint-Empire romain germanique,et pendant laquelle periode l'empereur constuisit des églises, fonda la Nouvelle Ville, l'université (le Carolinum) et surtout embellit le tout au point  que Prague était considérée comme la plus belle ville d'Éurope.

Monument à Jean Hus

Et vous ne pourrez pas éviter la Prague des  hussites (XV) qui pour reformer l'église catholique n'hésitèrent pas à prendre les armes.  Jean Hus finit sur le bucher le jour qui se presenta au concile de Constance, tandis que ses fidèles divisèrent, malheureusement, tout le territoire tcheque en des luttes fratricides.

Belvedere,Renaissance

Ici et là vous noterez aussi quelques traces de la Renaissance (XVIs.), car, mode oblige, les souverains s'ajustèrent, même si modestement, à l'heure de l'Italie.  Ainsi on peut jouir des magnifiques jardins royaux créés à cette époque.   Mais Prague est avant tout la ville baroque par excellence.  Aucune autre ville d'Éurope peut se glorifier d'avoir developpé cet art de l'exubérance religieuse.  Les souverains et les autorités écclésiastiques prirent tous les moyens pour garder les fidèles dans l'église catholique après que la moité de l'éurope sombrait dans le protestantisme.  Alors ils confièrent à l'art le rôle de prêcher la vérité par les signes.  Le baroque devint present partout dans la ville, sur les palais, sur les ponts (pont Saint Charles), dans l'architecture des église et la fabrication des objets de culte.  L'art baroque fut tellement present que les riches l'odoptèrent aussi pour la construction et la décoration de leurs maisons (Palais Golz-Kinsky, palais Clam-Gallas,etc...).

Palais Golz Kinsky

Et finalement vous aurez l'occasion de prendre conscience de la Prague du XIX siècle, période très intense pour Prague, car c'est à cette époque qu'elle reconquit sa liberté et son idendité.  La domination autrichienne avait étouffé les tcheques. Alors ils se battirent pour retrouver leur langue  leur culture et surtout leur fièrté nationale. 

Place Saint Venceslas

Ce fut une période d'un réveil culturel extraordinare auquel participèrent les politiciens , les artistes et les écrivains du pays. Le musée national,le théatre national, la maison municipale, le Rodolfinum (salle de concert) sont les grands témoins de cette libération. 

Prague c'est tout cela et beaucoup plus;  mais pour moi elle a été surtout le  passé rendu tellement present que pendant plusieurs jours il m' a semblé avoir reculé dans le temps et y vivre extraordinairement  à mon aise.

Routardix




Vendredi 30 mai 2003
Paris une ville adorable

 

 

Comment parler de Paris quand on l'a visité plusieures fois?  La dernière fois j'y étais trois semaines d'affilés dans le seul but de la découvrir à fond.  Je ne crois y avoir réussi, toutefois je peux dire que cette dernière visite a été des plus satisfaisantes.  Pendant huit heure par jour, en moyenne, je me suis promené de la rive gauche à la rive droite dans au moins 17 arrondissements sur les vingt que comprend cette ville de dix milions d'habitants.  Elle surprend continuellement, surtout si on cherche à pénetrer dans ses rues et ruelles les moins frequentées par les touristes.  Paris porte la marque d'une culture très vaste, partout sur son territoire; que ce soit l'histoire, l'archéologie, l'architecture moderne et passée, l'art sous toutes ses formes, les parcs, les boulevards, les musées traditionels et de la téchnologie; elle séduit profondement, car elle est unique.

 

  

Monastère de Port-Royal

 

Ne pouvant tout racconter sur Paris, j'irai au grès de certains souvenirs tout simplement: 

L'ARC DE TRIOMPHE ET LA PLACE DE L'ÉTOILE: L'Arc fut construit par Napoléon 1er et la place de l'Étoile fut aménagée sous le second empire(aujourd'hui place Charles de Gaule). Tour à tour Napoléon 1er, Victor Hugo, les armées victorieuses de la première guerre mondiale, Charles de Gaule, après la 2me guerre mondiale, ont défilé sous ce symbole national où repose depuis 1921 le soldat inconnu.

LA BASTILLE:  La Bastille est aujourd'hui un grand carrefour animé et preque sans unité, mais c'est dans ce lieu que ce sont passés les faits de l'histoire de la révolution.  Du temps de Charle V  il y avait à cet endroit des fortifications; et Louis XV installa une prison dans la forteresse.  Combien de prisonniers elle a vu passer dans ses murs avant et après les guerres de religion!  Aujourd'hui il ne reste que les vestiges de la forteresse et la colonne.  Les visiteurs qui ne connaissent pas l'histoire seront fascinés beaucoup plus par l'Opera de la Bastille ou le viaduc des Arts et la promenade plantée.

 

Promenade plantée

BEAUBOURG: Boubourg se veut un symbole de modernisme et de rapprochement de l'art et du people; il ne semble pas qu'il ait vraiment réussi sa mission.  Il témoigne de l'activité créatrice du XXème siècle(arts plastique,architecture,disign, video).  Il essaye de faire participer, de là la presence d'un pôle spectacle consacré au spéctacle vivant, à l' audiovisuel, à la parole; d'un espace d'actualité culturel national et international; d'expositions temporaires, d'ateliers d'enfants, etc. Remarquables la galerie d'art contemporaine et à l'extérieur la fontaine de la place Igor-Stravinsly.

LES CHAMPS ÉLISÉES: C'est une des plus belles promenade de Paris, que certains appelent "la plus belle avenue du monde". C'est vrai, même si certains fast foods enlaidissent un peu les magnifiques palais et magazins qui la borde.  Elle fut initiée par  Marie de Medicis.  En 1667 on decida la plantation d'une promenade dans l'axe du Jardin des Tuilleries.  Mais c'est surtout sous le second Empire que le cartier se couvrit d'hotels et d'édifices au service de l'élegance et des riches.  Les beautés à voir sont nombreuses: les Jardins des Champs Élisées, le Théatre Marigny,l'hotel de Rothschild, le Petit et la Grand Palais,etc.....

L'ÎLE DE LA CITÉ: C'est le centre ville de Paris au Moyen Âge d'où rayonnait le pouvoir politique et religieux  sur toute la France. Ce qui reste de cette période est tout simplement extraordinaire.  Même si les travaux au XIXème siècle ont affecté certains batiments de l'île, il reste que le plus important a été sauvé et protégé.  Après avoir visité le quartier de la place Dauphine, le Palais de Justice et  la Conciergerie, la Sainte-Chapelle et la basilique Notre-Dâme restent les bijoux historiques et architecturaux qu'il  meritent  toute notre attention de touristes.

Notre - Dâme

 

LA DÉFENSE:  Voici le secteur du gigantisme et des innovations architecturaux.  La Défense est un des rares exemples d'applications des principes de la Charte d'Athènes avec la généralisation de ses hauts immeubles et la suppression de la rue traditioinelle.  C'est un lieu de rassemblement de 140.00 travailleurs qui s'amènent dans ces immeubles géants du commerce et du savoir moderne; c'est aussi 15.000 logements; 3.600 entreprises;et plus de  30.000 residents.  Encore une fois Paris a fait preuve de son savoir pour créér un ensemble monumental qui relie en un coup d'oeil l'Arc de triomphe à l'Arche de la Défense. 

 

Arche de la Défense

LE LOUVRE: Je veux parler du musée du Louvre et non des palais, qui ont une histoire longue et complexe que j'ignore.  Tout ce que je sais des palais du Louvre c'est que le vieux Louvre fait parti de la partie est (XVI-XVIIIème s.) .  Et le Nouveau Louvre se trouve dans la partie ouest (XIX-XXèmes.) et c'est tout.  Lors de ma dernière visite je suis revenu pour revoir les plus belles merveilles du monde crées par les grandes civilisations.  Je suis repassé par l'aile Richelieu pour revoir les sculptures françaises; les antiquitités orientales de l'Islam et de la Mésopotamie; les objets d'art du Moyen Âge, de la Renaissance du XVIème et du XIXème siècle; les peintures françaises du XVème siècle.  Dans l'aile Sully je suis venu voir le Louvre médiéval; les antiquités greques; l'Égypte Pharaonique; les antiquités orientales du Levant et de l'Iran; les antiquités greques, étrusques et romaines; les objets d'art des XVIème, XVIIIème et XIXèmesiècle; les peintures française des XVII, XVIII, XIXèmes siècle. Que l'on se sent petit devant la creativité de tous les hommes du passé!  On ne peut que les admirer pour ce qu'ils ont fait et pour ce qu'ils nous ont transmi.

 

Louvre et Pyramide

MONMARTRE:  La butte de Monmartre est tout autre que Paris. Tous les touristes connaissent le Monmartre autour de la place du Tertre et du Sacré-Coeur.  Mais quand on s'éloigne un peu de ses endroits on découvre le vrai Monmartre villageois et populaire, celui de la rue Lepic, de la rue des Abesses ou on observe les artisants et les commercants  qui  semblent poser les mêmes gestes qu'ils posaient comme dans les années trente et quarante.  En flânant  dans les rues et ruelles on découvre les fontaine de cartier, les restos typiques, le vignoble et surtout des gens qui semblent lointains de l'étourdisante vie parisienne.

 

Vignoble à Monmartre

Paris c'est la ville grandiose, mais c'est aussi  la vie de quartier.  Allez dans le quartier de la rue  Mouffetard et vous retrouverez dans les petites rue, à l'ombre de la tour de Clovis et du Panthéon, la vraie vie de la rive gauche.  Allez dans le quartier du Palais-Royal et vous serez surpris par le contraste existant entre l'activité bruyante des quartiers limitrophes  -l'Opera, les Halles, la rue Rivoli-   et le calme de cet ensemble harmonieux.  Promenez-vous en bas sur les quais de la Seine et vous verrez  comment les parisiens aiment leur fleuves, comment ils jouissent du passage de l'eau et des bateaux mouches et à même les pierre ou un coin de gazon ou d'un platane  ils savent  improviser un picnic.  Allez dans le quartier Latin où se retrouvent une quantité de lycées, de nombreuses écoles et instituts supérieurs  et les universités parisiennes les plus  prestigieuses où vous retrouverez une animation perpetuelle, un caractère inimitable et inimitablement parisien, grâce aux très nombreux étudiants venant du monde entier, qui s'y retrouvent comme à un carrefour obligé, entre une bibliothèque, un café ou une séance de cine-club. 

 

 

Allez aussi faire un tour dans la quartier Saint-Germain -Des-Près  et vous verrez comment ce quartier est toujours à la mode et comment les artistes , les hommes de lettres, les politiciens, les comediens et les journalistes continuent de frequenter Le Flore, le Deux Magots ou la brasserie Lipp.

Paris c'est un voyage abbregé dans la culture et dans le monde et à cause de cela elle est une ville que l'on aime la première fois et on l'aime pour toujours.

Routardix




Jeudi 29 mai 2003
Chez les Acadiens

 

Nouveau Brunswick

 

Il y des voyages improvisés qui sont autant agréables que s'ils sont préparés à l'avance. C'est ce qu'il m'est arrivé pour mes deux voyages au Nouveau Brunswick.  Une fois j'ai été visiter des amis et la deuxième fois j'ai été tout simplement pour récuperer suite à des circonstances éprouvantes.  La route de la Matapedia qui mene vers le nord du Nouveau Brunswick traverse des régions boisées très sauvages et cela est très agréable pour le voyageur.

Une fois dans le pays, l'oeil est fasciné par tous ces petits villages le long des côtes.  Quand on s'y arrête on remarque une vie bien simple. Si on parle aux gens des villages on sent l'empressement à nous écouter et à nous rendre service.  Il ne faut pas s'attendre au Nouveau Brunswick à des grands hotels, faite exception à Moncton, mais les motels ou les Bed & Breakfeast les remplacent avec leur charme surtout si construits en bord de mer ou sur le haut d'une falaise. 

La richesse de cette Province est la nature et la culture des Acadiens.  Croyez-moi ce peuple est très fier de tout ce qui le caractérise.  Une année je me suis trouvé sur place lors de leur fête nationale; vous ariez dû voir l'entousiasme et la ferveur.  Vous connaissez, certes, l'histoire de ce peuple, une hisoire très triste, forcé à des éxils répétés.  Voici quelques rappels:  En 1755, les Acadiens sont arrachés à leurs terres ("le Grand Dérangement"). C'est pour eux le commencement d'un long exil dans l'extême sud des États Unis et d'autres région le long des côtes américaines.  La même année le Conseil de Nouvelle-Ecosse, au Canada, décide de déporter tous les Acadiens de la colonie britannique en Nouvelle-Angleterre, plus au Sud.  Mais même avant et après cette date les Acadiens ont fait l'objet de persécutions de la part des occupants Anglais.  L'auteure Antonine Maillet dans son roman "Pélagie la Charrêtte" a décrit de manière impressionante la tragédie de ce peuple.

 

N. B. Phare

 

Et pourtant ce peuple est résuscité des cendres grâce à son courage et surtout à sa foi religieuse.  Aujourd'hui il occupe une place importante dans la province, il est fier de sa culture et il a reprit toute la place qu'on lui avait volé.

Village de pêcheurs

Routardix




Samedi 24 mai 2003
Chez les Ontariens

 Ottawa Colline Parlementaire

J'ai gardé des bons souvenirs de l'Ontario où j'ai séjourné un bon nombre d'années et où je suis retourné à plusieures reprises comme touriste.  J'ai profité beaucoup de la vie de la capitale Nationale, en particulier de sa vie culturelle. J'ai fait quelques saults dans sa capitale Provinciale, Toronto, à l'occasion d'expositions où pendant des brefs séjours touristiques.  J'ai admiré le beau lac Ontario, les Chutes Niagara, plusieures régions forestières le long de la Gatineau, les lacs autour dela Capitale Nationale, le nord rigoureux  de la région de Timmins et de Hearst.  J'ai toujours admiré dans cette province l'esprit de la communauté francophone qui dans l'espace des cinquante dernières années s'est battue farouchement et intelligemment pour affirmer et obtenir ses droits. La lutte n'est pas termineés, mais l'esprit combattif de cette communauté finira par s'imposer avec sa culture.

Comme d'habitude lors de mes deplacements j'ai emporté avec moi des photos de ce coin de pays; je vous en livre quelques unes. 

Ottawa

Ottawa Jardins

Toronto

Toronto Ht. de Ville

TorontoTour du CN

Niagara

Kingston

Routardix




Samedi 24 mai 2003
Deux compétitrices: Québec- Montréal

Elle est connue la competition entre Montréal et Québec.

Cela se passe au hockey; cela se passe au niveau politique;

cela s'étend au niveau d'événements commerciaux ou autres.

Mais là où la competition ne blesse personne c'est au niveau

de leur beauté où les deux villes ne se font plus compétition,

mais s'offrent avec fierté au regard du touriste.

Je vous offre quelques photos prises lors de mes visites.

 

QUÉBEC

Place Royale,Qué

 

Parlement de Québec

 

Québec avec son charme

 

Québec Cathédrale

 

Québec N D des Victoires

 

Rue St Jean

 

Vieux Québec



MONTRÉAL

Carré St. Louis

Biosphère

Canal Lachine

Financière

Montréal





Vendredi 23 mai 2003
Un coup d'oeil sur le Québec

Il y a presque cinquant ans que je suis au Québec et il est devenu mon pays d'adoption.  Un élément qui a favorisé certainement mon intégration a été le fait de l'avoir parcouru et connu  aussi physiquement.  Le fait d'avoir visité ses régions, d'avoir visité villes et villages, d'avoir rencontré les gens dans leur milieu culturel, ça été un atout pour mon intégration.  Il n'y a presque pas de coins de ce pays que je n'ai pas visité, soit pour des raisons de travail, soit comme touriste.   Il y a tellement de choses à raconter sur le Québec que je connais, que je renonce à rentrer dans les détails.  Toutefois je ne peux me passer de tracer un portrait sommaire de son histoire. 

Antiquité: De mon temps on nous a rien enseigné sur les origines des peuples et rien non plus sur le peuple du Québec.  Quand nous sommes arrivés dans ce pays pour y vivre, pensions y rencontrer vraiment des indiens avec plumes et tams tams, comme nous les avaient presentés certains extraits d'anthologies scolaires.  Ça nous a pris un certain temps pour découvrir que les indiens du Québec ne vivaient ni sous les tentes, ni dans les "longhouse" et qu'il participaient  -même si modestement-  au développement d'un pays moderne.

Les Éuropéens ont été les derniers à découvrir ce pays!  Des peuples bien organisés vivaient sur ce térritoire quand les éuropéens y sont arrivés.  Trente mille ans auparavant des hommes et des femmes intrepides avaient quitté la Siberie et traversé à pied le détroit de Béring.  Courageusement, en suivant les troupeaux de mammouth et de bisons,  -pendant dix mille ans au moins-  ils ont fini par occuper progressivement  le territoire de l'Amérique du nord.  Aux XVIème siècle ces peuples étaient plus d'un million sur ce territoire.  Ils s'appelaient Inuits, Béothucks, Urons, Alghonquins, Iroquois, Sioux,etc....
 
Époque moderne: Les premières traces des Éuropéens sur les côtes est du Canada remontent vers l'an mille.  Il y eut tout d'abord quelques colonies Irlandaises, ensuites des Celtes qui pénetrèrent assez profondément dans le Saint Laurent et finalement les Vikings qui prirent leur place sur les côtes de Terreneuve.  Les traces de ces pêcheurs et aventuriers sont présentes ici et là sur ces territoires.
Les choses changèrent le jour que le Pape Borgia décida (1493) de diviser le monde en deux; il demanda aux Portuguais de découvrir l'est et aux Espagnols de découvrir l'ouest.  Ce mandat suscita alors la convoitise des autres nations bien sûr.  C'est ainsi qu'Henri VII chargea Jean Cabot de se diriger vers l'est.  Cet italien accosta à Terreneuve en 1497 et ouvrit la voie aux prmières colonies anglaises sur le territoire.  Peu après un autre italien, Verazzano, découvrit les côtes de l'Amérique du nord pour le compte de la France.  
 
Après ces premiers voyages les gouvernements éuropéens savent maintenant que l'avenir est de ce côté ici de l'Atlantique.  La fièvre gagne toute l'Éurope.  Tout le monde planifie des voyages, construit des navires, finance les départs.  La France envoie  d'abord Jacques Cartier (1534) et ensuite Samuel de Champlain (1608) lequel cette fois-ci a pû réaliser les projets de la France, c'est-à-dire établir une communauté française le long du Saint Laurent.  Les dates des fondations des premièrs avant-postes français nous les connaissons:
Québec 1608,Trois Rivières 1634, Montréal 1642.   Et les statistiques confirment  qu'en 1651 il y a 680 français sur le territoire québécois et un siècle plus tard (1760) dix mille.
 
Qui étaient-ils ces immigrants?  La majorité  des émigrants qui prenaient la mer étaient des paysans de Bretagne et de Normandie, qui vivaient dans des conditions très difficile et pour qui partir c'était l'éspoir d'une vie meilleure.  Mais leurs rêves s'estompèrent très vite, car la vie dans leur nouveau pays se révélait  estrêmement dure.  Le climat, l'hiver surtout, l'insalubrité, les menaces continuelles de la part des indigènes en découragèrent beaucoup et beaucoup y laissèrent leur vie.  Leur conditions s'améliorèrent un peu dans les premières décennies de 1700 quand la France permit l'implantation des "seigneuries".    Quel dommage que tant de sacrifices des premiers canadiens furent sacrifiés, vers la moitié des années 1700, à l'Angleterre. 
La France s'est desinteressée de ses colons et fit peu d'efforts pour lui fournir les armes pour se défendre.  Les Canadiens perdirent la battaille des Plaines d'Abraham (1759) et la France dût céder le territoire à l'Angleterre (Traité de Paris: 1763).
 
Mais ce peuple courageux que sont les québecois, soumis aux Anglais, luttèrent sans cesse pour garder leur langue et leur religion .  Aujourd'hui, les déscendants des premiers colons, les "Jacquotte", les "Etienne", les "Hébert", les "Papineau", les "Maltais", les Tremblay" et beaucoup d'autres, sont encore presents sur cette terre de l'Amérique du nord et font parti des nouvelles générations d'avangardes du XXIème siècle.
 
 
 
  
 
                               Boucherville
 

                                  Cacouna

   

                          Dunham

                                Georgeville

   

                                  Île Verte

                                     Le Bic

   

                             Saguenay

                       Sainte Julienne
 
 
   
                                     Lac Saint Louis
 
 
                                 Valleyfield
 
 
 
Montréal
 
 
 
                                                                          Québec
 
 
Routardix



Jeudi 22 mai 2003
À la rencontre de la nature

Cela faisait déjà un bout de temps que je marchais beaucoup et j'avais atteint la soixantaine.   Mon fils qui se dépassait dans le tracking en montagne m'a invité à découvrir cette activité avec lui.  Alors je me suis procuré une bonne paire de souliers, un bon sac à dos, un bon kodak, le necessaire pour transporter l'eau et la nourriture et je suis parti sur ses traces. 

 J'ai adoré dès la première fois l'activité et je l'ai répetée avec lui, avec des amis et avec des groupes.  Chaque fois ça été un plaisir  unique.  Ce qui est extraordinaire dans le tracking en montagne ce n'est pas tellement le dépassement, combien plus la découverte de la nature sur les sentiers pédestres.  Elle change selon l'altitude, les régions et les saisons et donc à chaque fois c'est une découverte et un émerveillement.  J'ai adoré partir deux ou trois jours d'affilés, car cela m'a permi d'apprécier la nature à la fin du jour, les couchées de soleil sur les lacs et les montagnes ou encore le ciel étoilé pendant la nuit, après avoir veillé devant un feu de camp.  Tout devient plus simple quand on se retrouve en plein bois; on se contente du peu qu'on a apporté avec soi.  Tout devient plus simple aussi par rapport à la vie, car la marche et la nature ensembles nous ramenent aux valeurs essentielles. 

Je ne vous raconterai pas toutes mes expériences de tracking , mais je vous invite à l'éssayer.  Les endroits sont nombreux: La Diable au Mont Tremblant (51 km en trois jours), la Penbina au Mont Tremblant (deux jours au moins), la Mattawini dans la region de Lanaudière, la Montagne Noire à Saint Donat, Le Mont Orford, le Mont Hurricane dans l'État de New York, le Five Miles dans le même État, etc. etc.  Et pour vous initier ou si vous manquez de temps, montez le Mont Saint Hilaire, le Rougemont, ou encore le Mont Oka.  Vous rentrerez chez-vous en forme physiquement et mentalement et surtout avec des images extraordinaires que vous n'oublirez jamais.


 

         

                 

 Photos de la Diable

 


 

Mattawini

 


 

Mont Bondi

 


 

Mont Orford

 


 

Montagne Noire

 


 

Mont Cascade USA

 


 

Mont Hurricane USA

 


 

Mont Indian Head USA

 


 

Five Miles USA

 

Les images valent mille mots, n'est-ce-pas?   La nature nous est donnée; elle est là pour nous,pour notre plasir, notre bien -être et notre épanouissement.  Jusqu'à quand je pourrais me laisser séduire par elle je le ferai.

Routardix

 




Jeudi 22 mai 2003
Santo Domingo

Saint Domingue

Quand on parle de Saint Domingue on est porté à parler de ses plages, de son rum, de ses cigares, de sa canne à sucre, d'une île, en somme, qui ressemble aux autres îles des Caraibes. Or elle et les autres îles des Caraibes ont toutes une histoire et une culture.

Quand Cristophe Colomb découvrit l'île (1492) elle était habitée par les Tainos qui l'habitaient depuis les années 800.  Ce peuple sédentaire avait des traditions religieuses et culturels avancés.  Malheureusement les espagnols avec leur méthodes de conquêtes les ont extérminés dans l'espace de 50 ans de sorte que leur culture s'est éteinte sans pouvoir réussir à avoir un impact sur les nouveaux venus.  Parmi les restes  de cette culture on retrouve aujourd'hui de la céramique funéraire qui faisait partie de rituels en une grande quantité d'idoles, d'amulettes ou des objets de luxe faisant partie de leur quotidien.  Des magnifiques découvertes dans les cavernes de l'île nous ont révélé  aussi les beauté de l'art rupestre des Tainos.

Céramique des Tainos

Dès la découverte donc, débuta sur l'île une grande transformation des croyances , des coutûmes et des mélanges des râces entre éspagnols, indigènes et ésclaves africains, (ces derniers importés un peu plus tard).  L'île devint surtout le centre politique et économique du Nouveau Monde.  Après avoir fondé Saint Domingue, les conquérants se lancèrent dans la construction de forteresses, d'églises , d'hopitaux et  de la première université.  Pendant deux siècles l'Éspagne c'est arrichie sur cette île en exploitant tout d'abord les mines d'or et ensuite en mettant en place la culture de la canne à sucre.

Église Saint Christobal

Toutefois le protectionisme exercé par l'Espagne  dans la région devait  vite donner comme résultat  un commerce illégal de la part des puissances maritimes éuropéennes qui donna lieu à la contrebande sur l'île et ailleurs avec les conséquences que l'on peut imaginer pour les indigènes.  L'Éspagne démontra une certaine ouverture seulement au Traité de Ryswick (1697) en tolérant la presence de la France sur la partie occidentale de l'île qui devait prendre plus tard le nom d'Haiti.   Des guerres sans fin, des siècles durant, furent la conséquence de cette double presence sur une même île.  

Intérieur de l'île

Les événements guerriers plus récents nous les connaissons.  L'occupation de l'île par les américains entre 1916 et 1924.  Une deuxième occupation, encore par les américains en 1965 qui craignaient  un regime communiste avec la venue de Juan Bosh comme président, lequel aurait certainement gagné l'éléction contre le dictateur Trujillo en place depuis 31 ans.  La démocratie a pris la place depuis 1966, mais à quel prix, après tant de guerres d'intérêt.  Les doménicains mal servis pendant des siècles,  en subissent les conséquences encore aujourd'hui. 

Cathédrale de Saitn Domingue

Aujoiurd'hui Saint Domingue est devenue une destination touristique avec l'avantage qu'elle peux  faire connaître ses richesses culturelles et son histoire drammatiques aux peuples qui par le passé ont été souvent leurs opprésseurs.

Plage de rêve

 

 
 




Jeudi 22 mai 2003
Deux baies dans l'ouest

 

Puerto Vallarta

 

Ixtapa

L'histoire et les autres lectures m'ont appris à aimer le Mexique.  J'ai toujours été fasciné par la période qui a précédé l'arrivée des Espagnols lesquels ont réussi, en peu de temps, à tout détruire et délapider sur ce beau territoire pour embellir  et enrichir la cour d'Espagne.   Mon rêve est de pouvoir, un jour, visiter ces sites magnifiques où on peut retracer l'histoire de la civilisation avancée qui a marquée, pendant des millénaires, cette région de l'Amérique. 

Mes deux voyages au Méxique m'ont amené dans deux baies magnifiques, moins peuplées et moins commerciales que la baie d'Acapulco, Puerto Vallarta et Zamawateyo (Ixtapa).  Les deux ont en commun deux magnifiques plages, une chaîne de montagnes et deux petites villes de province.  Bien que ces deux villes soient maintenant dépendantes du tourisme, elles ont gardé leur traits de petites villes côtières, appliquées à la pêche et aux cultures tropicales .  

 

Zamawateyo

En se promenant dans ces villages on est tout de suite conquis par la simplicité de vie des habitants, par l'habitat modeste et la joie de vivre communicative des citoyens.  Si vous entrez dans une église vous remarquerez vite les signes d'une piété exubérante.  Si vous vous promenez dans un marché vous reconnaîtrez vite  les couleurs et les odeurs du terroire.   Si vous prenez la mer à bord de bateaux de mini croisières, vous découvrirez, lors d'accostages le long des côtes, une nature tropicale exotique et exubérante.  Si vous participés à l'une de ces fêtes méxicaines organisées par les hotels ou par les villes vous serez entrainez vite par les sons de la musique et par la danse.

 

Côte méxicaine

Si vous aimez le soleil, la musique, la végétation tropicale, la chaleur humaine, la culture mexicaine, des vacances de qualité, parfaites pour l'évasion et le repos, ces deux endroits devraient avoir vos faveurs.  Quant à moi j'attends l'occasion pour aller faire connaissance avec les Aztéques.

Hotel El Presidente,Ixtapa

 

 

 

  




Mercredi 14 mai 2003
L'Impériale

 

Vienne,Le Schönbrunn

C'est incroyable comme j'ai entendu parler de l'Autriche pendant ma jeunesse!  Les maîtres et les professeurs m'ont parlé de ce pays à satiété, que ce soit au primaire ou au secondaire.  Et ce que j'ai retenu surtout, pendant des années, c'est les critiques sur cette nation qui pendant un bon bout de temps à fait souffrir les italiens ou un bon nombre de régions qu'elle occupait.  Même pendant les cours de littérature italienne les profs soulignaient le patriotisme qui avait animé les écrivains de la péninsule (S.Pellico,Manzoni,et autres...), lesquels ont contribué vigoureusement à susciter les mouvements de révolte pour chasser les Autrichiens  du pays et ainsi créer l'unité nationale.  Plus tard j'ai certes rectifié mes idées sur l'Autriche et j'ai dû admettre qu'elle avait été autre chose que seulement un empire autocrate. Je voulais donc aller en Autriche pour retrouver certains traces de l'histoire de son empire; et Vienne était l'endroit idéal.

Le Belvedere

C'est toute une puissance qui a déclinée et disparue au XIXème et début du XXème siècle.  Elle est une garnison romaine au Ièr siècle (Vindibona) qui par son site stratégique garde les confins de l'empire.  Toutefois, comme d'autres pays au confins de l'empire, elle subit l'invasion des barbares qui deviennent les  maîtres de la région surtout du VI au VIIIème siècle(Les Avars). Charlemagne finit par soumettre les Avars et crée le marché de l'est (Ostaricchi) qu'acquiert la dynastie allemande des Babenberg  (976).  Un peu plus tard (1273) Rodolphe de la grande famille des Habsbourg et empereur du Saint Empire reçu l'Autriche comme fief et depuis cette date l'empire devint de plus en plus puissant, par les conquêtes et les alliances avec les autres rois éuropéens.   Il ne faut oublier que Vienne a été aussi le bastion de la resistance ( XVIème siècle; en particulier en 1683) contre les Ottomans qui menaçaient d' envahir toute l'Éurope occidentale. C'est après ces victoires que Vienne devient une capitale culturelle et s'impose par une  architecture digne d'un empire.   Malheureusement à partir de 1848, avec la poussée des nationalismes, et surtout lors de la Première guerre mondiale, Vienne doit se resigner à la perte de ses territoires et de son pouvoir sur l'Éurope. 

Stefansdom:St Étiennne

C'est un plaisir de visiter cette ville chargée d'histoire et d'art.  Les  palais impériaux sont immenses et impressionants : La Hofbourg témoigne de François Joseph et l'impératrice Élisabeth; Le chateau de Schonbrunn témoigne de la vie de Marie-Thérese; le Belvédère de celle du prince Éugène.  Mais partout la ville cache des palais de style baroque, comme le palais d'hiver du prince Éugène, le palais Kinsky, le palais Schwarzenberg et beaucoup d'autres maisons bourgeoises.   La ville est disseminée  aussi d'Églises, lesquelles témoignent de l'importance de la foi catholique pour les Habsbourgs.   Elles sont extraordinaires pour leur architecture. À commencer par Saint Étienne, chef d'oeuvre gothique, construite au centre de l'ancienne ville médiévale, suivie de la Karlekirsh, chef d'oeuvre baroque, d'Augustinekirsh, Jesuitenkirsh et la modeste Capucinekirsh où ont voulu se faire enterrer les membres de la famille impériale.

Karlskirsh

Partou où on se promène dans Vienne on rencontre l'histoire:  à un endroit les restes de murs romaines, à un autre les monuments à Mozart et Béthoven; plus loin le Bourghtheater, l'Opera et le Pavillon de la Sécession (référence au mouvement contestataire d'artistes modernes).  Et si l'on quitte la rue pour aller à l'intérieur, il suffit de pénétrer au Kunshistoriches museum, pour revivre l' histoire sous toutes ses formes, de la sculpure à la peinture, des armoiries à l'art de la dentelle; c'en est époustouflant!

Klimt

Finalement, quoi de mieux pour retrouver l'énergie, après avoir vu tant de merveilles, que d'entrer dans un café et se laisser tenter per les odeurs et les appetisantes gâteries viennoises? Et pendant que vous savourez un "turkisher" ou un "Einspanner" où un "Kaisermelange" au Café Central ou au café Landtmann, laissez aller vos yeux pour admirer le luxe que s'accodent les viennois dans ces lieux sacrés de leur quotidien.  

Café Landtmann

Comme toutes les capitales Éuropéennes, Vienne a au moins vingt siècles d'histoire et surtout une période impériale qui a marqué l'Éurope occidentale.  La visiter pendant une semaine c'est comme lui faire un clin d'oeil;  tandis que pour l'apprécier à sa juste mesure, il faut y rester plus et entrer dans son intimité.

Routardix 




Mardi 13 mai 2003
Escapade à Londres

 

Trafalgar Square

 

Nos Intérêts?

Le Londres Romain //////  Le Londres Médiéval ////// Le Londres de la Réstauration //////  Le Londres Geogien //////  Le Londres Victorien //////  Le Londres Moderne ///////  

 

(murs romains)

Ce que nous avons visité.

Dans Witehall et Westminster : Palais de Westminster  /  Big Ben  /  Parliament square  / St. Jame's park  / Abbaye de Westminster  /  Cathédrale de Westminster  /  Tate gallery / 

Dans Piccadilly & St James's : Picadilly circus / Hotel Ritz / St Jame's square / Palais de Buckingham / Wellington arch /

Dans Soho et Trafalgar square: Trafalgar square / Soho square / Carnaby street / St Martin in the fields / National gallery / Quartier West End / Leicester square /

Dans Covent garden et le Strand: St Paul Church / St Mary Le Strand / Royal Opera House /

Dans Bloomsbury : British Museum /Russel square / Russel hotel /

Dans la City : Old Baily / Tour de Londres / Tower Bridge /

Dans South Kensington: Victoria and Albert museum / Albert memorial / Harrod's /

Regent Park / Chelsea / Liberty store / Pubs / Hyde park / etc.................

British Museum

Comment nous avons visité:

La première journée nous avons acheté un billet pour vingt quatre heures et avons visité les differents cartiers de la ville à bord d'un bus panoramique, accompagnés d'un guide, pour nous familiariser avec la ville.  Les jours suivant nous avons utilisé le metro qui nous a déposé dans le quartier choisi à l'avance.  Une fois arrivé dans le cartier nous avons marché. Pour bien profiter de notre bref séjour nous avons visité de neuf à neuf, en nous arrêtant pour les repas.

Café du Victoria et Albert Museum

 

St James park

Zetland Pub

Notre satisfaction?

Pour les six jours que nous avons passés à Londres je crois que nous avons rencontrés les objectifs que nous nous étions données à 70-75%; ce qui n'est pas mal!   Nous avons été satisfaits de notre hotel en plein centre de Londres et près d'une bouche de metro.  Nous aurions voulu faire un tour dans la campagne anglaise, mais il nous a été impossible.  Nous aurions voulu profiter un peu plus des "tea hours" pour vérifier ce rituel anglais; nous l'avons fait une fois seulement, malheureusement.....!  Nous aurions voulu visiter le parlement, mais la file était tellement longue (!)..................et nous avons été surpris par une pluie diluvienne; (la seule pendant notre séjour et ce jour nous avions laissé notre parapluie à l'hotel, aie!aie! aie!)  nous avons été obligés de rentrer à l'hotel pour nous changer.  Nous avons aimé visiter des cartiers qui n'étaient pas prévus à l'ordre du jour, ce qui nous a permi de voir de près la vie quotidienne des citadins. 

Vie urbaine

Le fond de l'histoire:

Pourquoi nous avions choisi Londres?  Elle a été une puissance mondiale pendant presque trois siècles.  Elle a laissé une marque culturelle sur tous les continents.  Encore aujourd'hui elle est une puissance économique et culturelle de premier plan. Nous croyions  retrouver  dans cette ville un reflet de sa puissance.  Et nous avons retrouvé en fait dans cette ville les traces de son histoire et de sa culture.  Les monumets, les musées et l'architecture parlent; la City, centre financier mondial parle; les églises parlent; le style de vie et les moeurs parlent; la royauté parle.  Observer Londres et observer vivre les londoniens c'est reconnaître un peuple qui aime l'ordre, qui pratique la courtoisie et qui sait intégrer ses anciens sujets.  Observer Londres et les londoniens c'est de reconnaître leur niveau de vie élévé et la place qu'elle occupe dans le savoir, les communications, et le secteur des nouvelles technologies.  Et quand on rentre chez-nous on doit avouer que ce peuple est un peuple d'avangarde.

Pont de Londres

Routardix




Lundi 12 mai 2003
Le Maroc, exotisme assuré.

Quand je repenses à mon voyage au Maroc il y a des images qui font immédiatement surface et qui m'ont marqué profondement.  Je repenses à ces couleurs d'ocre et de bleu, l'ocre dans toutes ses nuances, celui de la terre, celui des maison et des Casbahs, celui des murailles entourant les villes et les villages ou le ciel bleu au pied des l'Atlas et celui de bord de mer, à Agadir.  Je repenses à ces couleurs et ces odeurs  dans les medinas ou les souks des villes, aux minarets des mosquées et aux cloîtres des médersas, aux plantations d'orangers et de palmiers, ou tout simplement aux artisants pour qui la créativité est fortement reliée à la tradition;  toutes des images plutôt reliées au passé qu'au présent, car le Maroc est fortement marqué par son passé.

Casablanca.

Art Deco rue Moulay-Abdallah

Casablanca ce n'est pas encore le dépaysement, car elle affiche des airs de modernité dûs aux influences de l'Éurope toute proche.  En nous promenant au centre ville dans la rue Prince-Moukay-Abdallah, nous avons découvert des immeubles magnifiques de style Art deco datant des années 1930.  Les architectes Français, Tunisien et Algériens tout en s'ispirant de l'art déco éuropéen ont respécté les traditions architecturales marocaines.  L'extérieur des bâtiments est richement décoré de coupoles, de belvédères, de colonnes, de balcons en bois de cèdre, de lantérnons, de zéliges, de stuc et de ferronneries.  Disons que la première fois on reste extasiés.  À quelques centaines de mètres nous avons admiré aussi l'imposant boulevard  et la Place Mohamed V célebres pour les bâtiments  recherchés qui les entourent.  Mais la suprise de taille à Casablanca devait être la Grande Mosquées Hassan II.  Celui-ci, avant la construction avait dit: "Je veux une mosquée à l'extrême ouest du monde musulman". Et les architectes de lui répliquer: "Oui,elle sera un édifice de grande envergure qui, quant à la charge symbolyque, sera à l'Afrique du nord ce que ls Statue de la Liberté est à l'Amérique du Nord".

Casablanca Palais Royal

Elle a été conçue dans la démesure: le minaret est haut de 200 mètres, la salle de prière peut contenir 25 mille fidèles, l'esplanade 80 mille pelèrins et sur l'emplacement de 25.000 m2 s'ajoutent une bibliothèque, un musée et une école coranique.  (Et dire que c'est le peuple marocain qui s'est saigné pour cela !). Casablanca se sont aussi les souks, les cafés, les rues piétonnières et  le bord de mer; pour cela c'est un vrai plaisir de s'y promener et d'y vivre.

Rabat

Si Casablanca est la ville économique du Maroc, Rabat est la ville du pouvoir politique et administratif du pays.  Et si le roi a un palais royal dans chaque grande ville du Maroc, c'est ici qu'il habite le plus souvent. La partie moderne de la ville a tous les traits d'une ville de fonctionnaires, de sorte que si l'on veut connaître la vraie ville de Rabat il faut se diriger vers la médina située entre le oued Bou Regreg et l'océan atlantique, pénétrer par l' une de six portes de la longue muraille qui l'entoure et une fois à l'intérieur se promener dans les rues étroites de la ville édifiée par les Almohades au XII siècle.  Rabat est aussi la  Moriscos (muraille des Andalous) cartier construit au XVII siècle par les Andalous qui affiche des allures hispaniques.  Mais Rabat est avant tout l'Esplanade de la Tour Hassan et le Mausolée Mohammed V.

 

Mausolée Mohamed V

Cette Mosquée, commencée à la fin du XIIème xiècle, est restée inachevée.  Selon le projet du sultan Yacoub el Mansour, elle devait être la plus grande mosquée du monde musulman après celle de Samarra en Iraq.  La tour Hassan elle-même s'élève à 44m au milieu d'un champ de ruine de 200 colonnes.  L'esplanade est imposante surtout avec le Mausolée Mohammed V qui lui fait face sur le côté sud.  Ce mausolée perpétue la mémoire de celui qui a donné l'independence au Maroc, Mahommed V.  Sa beauté est indescriptible.  L'architecte vietnamien Vo Toan, qui l' a conçue et réalisée (1961-1969), inspiré de l'architecture traditionnelle des nécropoles royales, a réussi brillamment a exprimer la foi et l'art du pays par les formes et les matériaux de finition.

Meknes

Nous voilà rendus dans une autre ville impériale, Meknes.  Elle date du temps des  Berbères (IXème siècle) interessés par la fertilité de la plaine du Sais.  Elle vit se succéder toute une série de dynasties adverses, les Almoravides (fondateurs), les Almohades, les Wattasides, Les Alouites. Bref, souvent ces nouveaux venus, étant tout puissants, finirent par chasser les premiers habitants, les Berbères,  qui durent se refuger dans les montagnes avoisinantes.  Ce que nous voyons aujourd'hui de Meknes porte les traces des Alouites.  Leur chef Moulay Ismail, un contemporain de Louis XIV (le sultan a multiplé les échanges avec la France), eut le gout du colossal.  Il entoura Meknes de bastions , de murailles, et la flanqua de portes monumentales.  Les haras du sultan pouvaient contenir jusqu'à 12.000 chevaux.  Malheureusement les guerres successorales après la mort de Moulay Ismail et le tremblement de terre de Lisbonne marquèrent la fin de Meknes.

Caserne de troupes de Moulay Ismail

Fez

Fez est la ville impériale la plus ancienne du Maroc.  Elle est aussi la plus authentique des villes marocaines, à mon point de vue. La raison en est simple: les gens y vivent intensemment leurs traditions.  Ne vous azardez jamais tout seuls dans les rues de la ville; elle est un labirinthe dont seuls ses citoyens ont la maîtrise.  Nous étions accompagnés d'un excellent guide lors de la visite, qui pendant une journée de temps nous a fait accéder à de nombreux secrets, les secrets de l'histoire, les secrets religieux et culturels, les secrets des traditions et les secrets des métiers anciens.  Nous sommes sortis des murs de la ville le soir  fous de joie d'avoir découvert un monde d'une richesse extraordinare.

 

Medersa Quaraouiyne

Prenez les medersas, ces temples de la théologie de la foi musulmane, elles s'imposent par leur   savoir, mais aussi par leur beautés architecturales.  La Quaraouiyne, par exemple, en est une.  Elle est là comme un phare, depuis l'an 857,  pour proclamer la doctrine du prophète. Une bibliothèque (Xème siècle), attenante à la mosquée, fait foi de la mission de savoir des medersas.  Elle contient plus de trente mille volumes, dont 10.000 manuscrits, et a attiré les plus éminents spécialistes de la culture islamique.  Prenez un peu plus loin, à côté de la medersa Bou Inania, le sanctuaire de Sidi Ahmed Tijani, patron des musulmans noirs, qui est toujours remplie de fidèles qui viennent demander protection.  Prenez le quartier des tanneurs qui cache ses secrets séculaires, où les peaux de moutons, de chèvres et de dromadaires sont transformés en  de magnifiques peaux qui finissent dans les plus belles vitrines du monde occidentale.  Prenez toute cette activité artisanale, régie encore par des corporations aux règles ancéstrales et qui nous en mettent pleine la vue que ce soit le métal précieux, le cuir ou la céramique. Fez c'est tout cela et encore plus.

Sanctuaire Sidi Ahmed Tijani

Son histoire est très mouvementée, comme celle de toutes les villes du Magreb.  Fondée par un réfugié de Bagdad, Idriss (709),  elle a connu des heures difficiles avec les Fatimides et les Omayyades jusqu'au XI siècle et ensuite avec d'autres conquérants ambitieux venus du Sahara (Youssef  Ben Tachafine).  C' est seulement au XIII siècle que Fez connaîtra son apogée.  Les souverains du temps, les Mérinides, qui en avaient fait la capitale, construirent des palais, des forteresses , des casernes et des medersas. Ils élargirent la zone de commerce et encouragèrent le commerce avec la Chine, l'Inde, l'Afrique orientale, la Perse et l'Éurope.  Cette dernière profitera des céréales et du cuir  et des tapis venant de Fez, tandis qu'elle importait des tissus et des des produits industriels des pays éuropéens.  Après un profond déclin vers la fin du XVème siècle, Fez ne reprit jamais la première place sur le territoire marocain.

Fabrication de la bastilla

Marakesh

Marakesh est la grande séductrice parmi toutes les villes du Maroc.  Elle a sû bien  proteger son passé tout en intégrant avec une grande élégance le présent.   En fait la ville moderne avec ses palais et hotels n'a pas trahi la vielle ville.   Le guide nous fait visiter en premier lieu la Ménara, des jardins magnifiques où prédomine l'olivier. Le cadre est romantique avec comme toile de fond une pavillon saadien, un immense bassin d'eau  et les montagne anneigées de l'Atlas.

 

Marakesh La Menara

De la Menara nous dirigeons à la Koutoubia, une des plus vaste mosquées de l'occident musulman.  Cette mosquée "marque l'étape Almohade de l'art hispano-mauresque qui permit de concilier une apparente simplicité avec une merveilleuse habilité et un luxe discret"(Henri Terrasse).  Après avoir visité les tombeaux des sultants saadiens, notre regard est attiré par le minaret de la Kotoubia.  Plus que sa hauteur (77m.) s'est la couleurs de ses pierres roses et ses décorations qui nous fascinent.  Une heure plus tard nous pénétrons dans la medina de Marakesh où les surprises nous attendent à chaque pas.

Entrée d'une habitation

Jusqu'au moment où débouchons sur la fameuse place Jemaa-el -Fna.  C'est  là qui bat le coeur de la ville entière.  "Toute l'âme du sud est là, dans ces cercles de curieux qui, du matin au soir, se font et se défont autour de quelques bateleurs, avec la mobilité des fumées" (Jean Tharaud). Située à l'orée des souks et bordée de nombreuses échoppes, la place est peuplée  de vanniers, barbiers, quincaillers, danseurs, conteurs, musiciens, drésseurs de singes et charmeurs de serpents; il faut le vois pour le croire; tout un peuple s'ammuse et ammuse les autres (y comprit les touristes).

Place Jemaa-el Fna

La dernière trouvaille de Marakesh est la Mammounia.  Elle se trouve près des murs de la medina.  C'est l'hotel par excellence du Maroc et des guides affirmenet  que c'est l'un des plus luxueux palais du monde. Nous ne l'avons pas habité, rassurez-vous, mais l'avons visité.  Construit en 1923, fut renové en 1986 pour recevoir les grands de ce monde: Richard Nixon,Jimmy Carter, Rita Hayworth,Catherine Deneuve, Winston Churchill,etc,etc......Et quel décor! 

Jardins de la Mammounia

Croyez moi on ne quitte pas cette ville sans un sentiment de tristesse, car on sait que on ne fera pas d'autres rencontres aussi envoutantes.   

Agadir

Le tour des villes impériales finissait à Marakesh.  Il nous restait une semaine et nous avions choisi de la passer à Agadir.   Nous ne sommes pas resté déçus de notre choix.  Nous avons trouvé une ville moderne, pensée pour notre époque et pour les touristes.  Comme le tremblement de terre et le raz de marée de 1960 avait détruit toute la ville et la Casbah en faisant plus de 15.000 morts, la ville a dû être reconstruite en entier plus au sud et, semble-t-il, à un endroit plus sûr.    Ce séjour d'une semaine nous a fait apprécié le climat de l'endroit, mais nous a permi aussi d'explorer la ville à notre aise en essayant  de découvrir le quotidien des habitants.   Nous sommes allé du souks aux boutiques artisanales, des jardins aux musées de la ville, du port des sardiniers aux terrasses des hotels et chaque soir lors de la sortie familiale au bord de mer, nous nous sommes mêlées aux piétons agadiriens pour admirer l'immanquable couché de soleil dans les vagues de l'atlantique sud.  Si un jour je devrais retourner dans ce pays, j'opterais pour visiter l'intérieur du pays des villages de Ouarzazate, de Taroudant au pied des Atlas tout simplement pour reculer dans le temps.

Marché:Souck

 

Agadir:Jardins Portugais

Routardix

 




Jeudi 8 mai 2003
Chez nos Voisins

Je suis peu attiré par ce Grand Pays de nos voisins.  L'étalage de leur culture consumiste ainsi que l' hybridisme à outrance m'en éloigne; peut-être que je ne les connais pas assez pour mieux les comprendre. Pourtant  je conviens que ce pays recele, du nord au sud, de l'est à l'ouest, des beautés naturelles indéniables.  On a qu'à penser aux Apalaches, aux côtes du Maines, de la Virignie et de la Caroline ou au Grand Canion et aux imposantes beautés des États de l'ouest.  Alors ne vous attendez pas que je vous parle ici de leur culture; mon intention sera de vous faire surtout savourer la nature.

Sur les côtes du Maine.

C'est sur cette côte est que j'ai échoué en premier.  Je la trouvait bien comode à cinq heures de chez-nous.  Et j'avoue qu'elle a réussi à mes séduire par son charme tout "naturel".   À chacune de mes visites je la retrouvais avec plaisir.  Je me souviens de ces beaux campings qui donnaient sur la mer; je me souviens de ces beaux villages qui sont Oguinquit, Wells, Kennebunk , Biddeford,  Old Orchard Beach; je me souviens de ces belle promenades sur les bancs de sable entre Oguinquit et Wells; je me souviens de ces bains raffraichissants dans une eau presque glaciale (tonifiante!); et je me souviens de ces petits restaurants qui offraient les délicieux produits de la pêche locale.  Le plus suprenant dans ces endroits c'est que les américains ont resisté à la tentation des états du sud lesquels ont défiguré le paysage avec les chaînes hotellières. 

 

Oguinquit

La péninsule des Fondateurs.

Encore une fois, ce n'est pas Boston qui m'attirait, ma la péninsule du Cap Cod par ces attractions naturelles.  La présence des Pilgrims fondateurs est trop forte pour ne pas s'y intéresser, car ces immigrants d'une foi austère et inébranlable ont inspiré et fondé l'Amérique d'aujourd'hui.   Le Cap Cod est plus densement peuplé que le Maine, mais comme le Maine il a éssayé de respecter la nature en evitant de construire pour le tourisme de masse.  Que vous séjourniez à Hyannis, à Dennis Port ou à Chatham vous vous retrouvez sur des petites plages municipales bien aménagées, jamais surpeuplées.  Bien sûr, pour bien apprécier le Cap Code il faut faire le tour de la péninsule pour observer la végétation, les "chalets" des riches bostonnais, les innombrables antiquaires ( à faire succomber les vrais amateurs d'antiquités! ) .  Et il faut s'arrêter au moin vingt quatre heures à Provincetown pour voir vivre cette petite ville cosmopolite et "éxotiqique", dont l'esprit de liberté et de tolérance est connu dans le monde entier. Quel contraste avec les Pilgrims!

Provincetown

Dannisport

La capitale de la misère "noire".

Rassurez-vous ce n'est pas un jeu de mots.  J'ai visité cette capitale de la grande puissance mondiale en prenant deux tours organisés, par le fait même la visite à été superficielle.  J'ai donc entendu faire des louanges de la ville, des monuments, de la constitution américaine ( Un vrai lieu de culte l'endroit où elle est exposée).  J'en suis arrivé à la conclusion que les américains sont très fiers de leur pays et qu'ils ont un esprit patriotique hors du commun.  Je leur dit: Bravo!  Et sur ce point nous devrions apprendre. Mais ces tours m'ont révélé aussi la misère "noire" qui marque cette ville pourtant aux richesses innouies.  Cette misère est à quelques rues de la Maison Blanche et du Capitole; le constat est choquant, croyez moi.  Serait-ce le reflet de toute une société?  Je serais porté à croire que oui.

Washington

Des revenants du XIX siècle: Les Amishs.

Si vous êtes passés par la Pensylvanie pour vous diriger vers le sud des États Unis, vous êtes passées dans la région de Lancaster.  Je m'y suis arrêté une couple de fois pour visiter la région occupée par les Amish.  C'est un groupe religieux present, semblet-il, dans vignt deux états, ainsi qu'en Ontario.  Ils sont entre seize et dix huit mille dans cette région de Lancaster.  Ils sont d'origine Allemande surtout (mais ils ont aussi des ancêtres Suisses, Écossais et Français) et professent une vie simple basée sur le renoncement aux confort moderne.  Du point de vu religieux ils se rattachent aux Mennonites, nés en Europe au moment de la Reforme Protestante.  Les Amish sont une branche réformée des Mennonites et leurs croyances sont basées sur l'interpretation presque littéraire de la Bible.  À les voir vous avez le portrait des cultivateurs du XIX siècle, soit par les costumes, soit par leur tenue austère. Ils refusent l'automobile, la mécanique, la télévision, l'éléctricité,etc,etc... Mais leurs fermes et leurs champs font l'envie des cultivateurs modernes; c'est exceptionnel.  Ils ont trouvé aux États Unis des lois qui leur permettent de vivre leur vie comme ils l'entendent.

Pensylvanie, Amishs

Hamishs,Moyen de transport

La région des Plantations.

Je ne peux me passer de vous parles d'une autre découverte. Peut-être que vous connaissez cet autre état, la Caroline du sud, surtout si vous êtes un amateur de golf.  Moi j'y allais pour la mer et le soleil; mais j'y ai decouvert autres choses, pour mon plus grand plaisir.  L'Etat a revalorisé une partie des lieux historiques du temps de l'esclavage; je suis alors allé voir ce qui restait de cette période historique des états du sud: les plantations.  En m'éloignant un peu de la ville de Myrtle Beach, j'ai vite répèré ces endroits ouverts aux touristes.  Les entrées des demeures et les bâtiments des anciens propriétaires sont imposants.  Les intérieurs de ces grands seigneurs du riz et tabac d'un luxe, équivalernt à celui des riches européens de l'époque.

Plantation

On apprend sur les lieux comment fonctionnaient cette économie, comment vivaient les propriétaires et comment étaient utilisés les ésclaves.  Pour nous aujourd'hui c' est inconcevable de penser comment étaient considérés ces noirs venus d'amérique centrale: ils étaient les égaux des chevaux  ou autres animaux de la ferme sur laquelle ils vivaient et souvent même moins.  Voici un bref rappel historique. En 1526, Lucas Vásquez de Ayllón fut le premier Européen à mettre le pied sur le territoire de l'actuelle Caroline du Sud. Le premier établissement anglais permanent fut, en 1670, Albemarle Point, transféré en 1680 à Charles Town (plus tard «Charleston»). En 1685, débarquèrent des huguenots français, puis, à la fin du siècle, de nombreux colons arrivèrent d'Angleterre, d'Irlande, d'Écosse et des colonies voisines.

 Les esclaves noirs introduits vers 1670 pour être employés dans les plantations de coton, de riz, de tabac et d'indigo, étaient, dès 1708, plus nombreux que les Blancs.  La Caroline du Sud, après avoir lutté contre le pouvoir royal pendant la seconde moitié du XVIIIe s., devint le huitième État de l'Union, le 23 mai 1788.  Elle se heurta, par la suite, au gouvernement fédéral, s'opposa farouchement au mouvement abolitionniste, et fut le premier État à faire sécession, le 20 décembre 1860. C'est sur son territoire du reste qu'éclata la guerre de Sécession, en 1861: les troupes du général nordiste Sherman dévastèrent le pays, et incendièrent la ville de Columbia.  Et ces destructions devaient entraîner, chez les populations, une rancune tenace envers le Nord. Des biens triste souvenirs tout ça!

Plantation

Le Rêve des enfants.

Descendons plus au sud.  Après Hemmingford, Granby et Frontiertown, des lieux qui ont fait rêvé mon enfant, un été nous avons pris l'avion et sommes débarqués à Disney World, l'endroit de rêve par excellence.   En mettant les pieds dans l'aéroprt d'Orlando la téchnologie nous prend en charge: un train aérien nous conduit vers Disney World.  Sur les lieux la fantaisie est débordante, intelligente, surprenante, stimulante; elle marie très bien l'immaginaire et le réel; elle exploite à fond le passé avec référence à l'histoire et l'avenir avec référence aux sciences et au monde du futur.  Dans une même journée les aventures des pirates et un voyage dans l'espace, à bord d'une navette, finissent par nous sembler véridiques ou vraisemblables parce que largement instructives.  L'adulte que j'étais c'est laissé prendre par le piège de l'immaginare.

Disney World Parade de nuit

Disney, le jour.

Le Royaume des têtes blanches.

Notre Grand Voisin a aussi un royaume tout puissant qui étend ses ramifications dans les états du sud et de la Californie, mais dont le siège pricipal reste la Floride; c'est le "Royaume des têtes blanches".    Depuis que les américains du nord ont découvert que le soleil est plus que source de vie, mais qu'il est aussi guérisseur ou un stimulant énérgisant pendant la viellesse, ils se déversent par centaines de milliers sur ses plaines et sur ses sables dorés.  Il y en a qui ont choisi cet état pour le reste de leurs  jours et il y a ceux qui prennent la route pendant l'automne pour s'y rendre.  

La Floride en blanc et bleu

C'est  quand on fait route vers la Floride qu'on se rend compte des caravanes de roulottes qui frequentent la 95.  C'est quand  on traverse les immenses plantations d'orangers  qu'on se rend compte du nombre des camps roulottes qu'y sont annoncés.  C'est quand on arrive sur les plages de Miami qu'on est stupéfiés de voir les milliers de têtes blanches se promener au bord de l'eau . C'est quand on se promène sur les avenues de Miami, où défilent des milliers d'hotels luxeux et des motels modestes, qu'on réalise la force économique de cet âge d'or.   Une fois qu'on a gouté  au soleil de Floride et à ses plages, une fois qu'on a été séduits par la végétation et les îles des Keys,une fois qu'on a  gouté à cet atmosphère de détente qui règne partout, une fois qu'on a admiré ces milliers de personnes âges encore en pleine forme à l'âge de 80 ans, la tentation est forte de regagner le nord,faire ses bagages et aller vivre dans ce lieux de délices.  Personnellement je n'ai pas été en mesure de le faire, mais je serai tenté d'encourager ceux qui sont en mesure de le faire à condition qu'ils aiment  le style de vie propre aux américains.

 

Routardix




Jeudi 8 mai 2003
L'Italie sur quatre roues

                                                                 

                       

Même si on a quitté son pays depuis cinquante ans on y reste toujours attachés; on ne l'oubli pas, comme une mère ou un père.  En terminant le tour "d'Italie sur rails" je me disais, n'est-ce-pas: qui sait si j'y reviendrai.  Imaginez que je suis retourné!  Mon fils venait d'atteindre ses treize ans.  Il démontrait de l'intérêt pour la culture et depuis des années me suivait dans les musées, les événements culturels et les voyages en amérique du nord.  Il avait acqui aussi des notions d'histoire et de géographie à l'école; c'était temps qu'il connaisse le pays de son père et de ses grands-parents.

Chablis

Chamonix

Ce voyage je le voulais différent. Et je me suis donné des objectifs différents.  Je voulais visiter d'autres lieux de mon pays que je n'avais pas explorés auparavant; j'ai mis donc sur la liste: le lac de Como, Vérona, Bergamo, la République de San Marino, Benevento,Salerno, la côte Amalfitana,Caserta, Perugia,Torino; plus des extras , en passant: Le Chablis, Chamonix, Genève, et le Beaujolais.  Je ne voulais pas mettre de côté les classiques: Venezia, Roma, Firenze.  Et surtout, surtout, je voulais consacrer plusieurs jours dans les lieux de mes origines: Casacalenda, Larino,Termoli, Campobasso.

       

Bergamo  

                                                                            Como

                                          

                                                                    Verona

                          

                                                                          San Marino

En arrivant à Orly j'ai pris possesion de la Peugeot que nous avions réservée à l'avance (achat-rachat) et nous sommes partis vers le sud. Ha, la voiture!  Une toute autre sensation, une sensation de liberté, car tu vas au rythme que tu veux (j'avais chosi des routes nationales), tu dînes où tu veux, tu choisis les hotels où les auberges que tu veux (je n'avais fait aucune réservation, cette fois-ci) avec la seule contrainte de remettre la voiture un mois après (notre programme était sur un mois), un jour avant de reprendre l'avion pour l'Amérique. Voici quelques souvenir, mais en bref.

Chablis: un bon repas et du bon vins chez un producteur de vin.

Genève: visite de la ville et rencontre d'un cousin brésilien, fils d'une soeur à mon grand père paternel qui a résidé au Brésil toute sa vie.

Genève

Chamonix: Ascension en téléphérique du mont Blanc; tout simplement indescriptible; durée de quetre heures; des sensations fortes à n'en finir.

Bergamo: Visite de la vielle ville médiévale; un bijou intact avec toutes ses carctéristiques longombardes.

Verona: Ville princière par excellence( Chateau, église Sain Zenon), mais aussi ville culturelle par son théatre clissique qui se tient dans le magnifique anphithéatre romain intact.

Républica di San Marino: Un petit État, qui n'a pas voulu s'intégrer lors de l'unification de l'Italie. Riche à craquer et d'une beauté presque irréelle.

Perugia: Une autre ville du moyen-âge qui a gardé une place de choix pour les étudiants étrangers qui veulent tout étudier sur la peninsule.

            

Perugia

                                               

Benevento              

                                                                   

                                        

                  Costa Amalfitana  

     

                                                                        Caserta

Grotta Azzurra, Capri

Benevento: Petite ville de province qui a gardé des souvenirs de l'époque romaine et plus loin encore des Sanniti, conquis par les romains.

Altilia: Site archéologique du Molise (ma région) avec une histoire samnite et romaine.

Altilia-Sepino

Une fois rendu dans ma région, le Molise, nous avons pris un pied à terre à Termoli, au bord la mer et tous les jours nous avons voyagé vers les lieux  qui m'étaient très chers, Casacalenda, Larino, Campobasso. C'est aussi de Termoli que nous avons fait des excursions vers le Gargano, Foggia, Vieste, Manfredonia, Mont Saint Michel.

  

Casacalenda

Caserta: Cette ville de la Campanie est célebre pour son Palais Royal avec des cascades à flanc de montagne; le grand luxe des rois Bourbons qui ont régnés sur le sud de l'Italie.

Torino:  Capitale industrielle du nord ouest italien.  Mais nous nous sommes attardés au célèbre musée égyptien et àla tour Antoniana.

Beaujolais: En rentrant, après vingt cinq jours en Italie nous nous sommes arrêtés dans les vignobles du Beaujolais, comme nous l'avions fait au départ dans le Chablis. Ici nous nous sommes régalés d'un autre repas royale "régionale", comme seuls les Français savent en servir.

Beaujolais

Paris : Le treize juin nous étions à Paris pour remettre la voiture.  Elle venait de rouler pendant cinq mille kilomètres.  Le lendemain nous faisions parti des milliers de Français sur les champs Elisées pour fêter la fête nationale.

Paris la Défense

Le voyage venait de terminer.  Mon fils en avait plein l'esprit.  Tout au long du voyage s'était émerveillé et exclamé.  Une fois sur l'avion il me dit : "Papa, quand je serai grand j'y retournerai en Italie"!

Routardix




Mercredi 7 mai 2003
L'Italie sur les rails....(suite)

Nous voilà encore sur le parcour de notre voyage en Italie, toujours sur rails.  Le voyage d'une ville à une autre de la péninsule s'avérait très agréable.  Les Italiens étaient expréssifs et loquaces avec nous les touristes.  Le service dans les wagons était bon et courtois; du reste aux arrêts, dans certaines gares importantes, nous avions le choix d'acheter la nourriture locale, savoureuse et à un prix résonable.   D'Assisi nous nous sommes dirigés vers Roma.  Que de souvenirs ont fait surface dans ma mémoire pendant les trois jours de visite, car j'y avais frequenté l'université pendant deux années entières!

 

Santa Maria del Fiore

Notre visite se fit en accéléré, car il était impossible de tout voir en trois jours. Nous visitâmes les monuments romains les plus importants, les églises baroques, les basiliques et les catacombes, les rues les plus célébres et les jardins du Pincio et bien sûr le Vatican et Castel Gandolfo pour voir le Souverain Pontife qu'y passait les vacances.  

Enfin nous nous dirigeâmes vers ma région natale, le Molise.  J'en tremblais de joie de revoir ma région natale.  Ce fut l'occasion de revoir non seulement mon village, Casacalenda, mais aussi le village de naissance de mon père, Larino,  et de passer quelques jours au bord de la mer adriatique, à Termoli. C'était tous des lieux que j'avais quitté depuis les années quarante.  J'aurais dû rester dans ces lieux de ma jeunesse une bonne période de temps pour pouvoir jouir de tous les souvenirs du passé et mieux comprendre ce que ces lieux étaient devenus.  Mais ce ne fut pas le cas, puisque nous devions  remonter vers le nord et entamer le voyage de retour.

        

         Campobasso      

Casacalenda

                                                     

                                                                                       Larino

                                                                 Termoli

Il nous restaient deux villes importantes à visiter, Venezia et Milano, avant de quitter l'Italie.  Le train nous amena de Termoli à Venezia en longeant tout le long la mer adriatique qui nous dévoilà ses plages immenses et ses stations balnéaires.   Le soir nous arrivâmes à la toujours ravissante et  suprenante Venezia.  En faite cette république, une fois toute puissante, n'avait rien perdu de sa splendeur; et elle étalait tous ses bijoux architecturaux  et ses merveilles artistiques avec fierté.  Pendant deux jours les vaporetti nous ont transporté partout, sur le Canal Grande, la Giudecca, Murano, Burano  et autres îles. Et toutes ces îles habitées nous semblaient danser sur les flots des eaux.

Venezia Piazza San Marco

Une journée avait suffit pour voir notre dernière ville, Milano.  Cette ville industrielle est attachante pour son dôme et le chateau des Sforza, pour le reste elle est plaisante pour son allure recherchée, ce qui plait à un touriste à la recherche de nouveautés.  À la fin de la journée nous prîmes le dernier train qui par le Sempione devait nous amener à Genève.

Milano,Palazzo Reale

Adieu, ma patrie, que je me disais au moment où je m'enfonçait dans les gorges profondes des Alpes. Quand je te reverrai la prochain fois ?  Sera celui-ci mon dernier voyage sur cette terre que j'ai  tant aimée?

Routardix




Mardi 6 mai 2003
L'Italie sur les rails.

Nous étions mariés depuis quelques mois et il nous paraissait tout à fait normal que nous fassions un voyage de noces; un voyage, bien sûr, dans le pays de mes origines, l'Italie.   Il y avait au fond de moi le désir de  faire plaisir à mon épouse, mais aussi celui de la surprendre en lui faisant découvrir les beautés de la nature et les merveilles bâties par ces créateurs incomparables que sont les Italiens

Bien sûr, nous voulions faire un voyage confortable et sans soucis;  alors quoi de mieux que le service d'eurailpass?  Nous avons tracé avant un itinéraire en tirant avantage des voyages faites auparavant en célibataire à travers la péninsule et ensuite nous avons réservé les hotels à proximité des gares des villes que nous voulions visiter.  Un bon bouquin plein d'adresses emprunté à la bibliothèque municipale fit l'affaire.

 

                            

                    En bleu, le Molise.

Nous rêvions  de ce voyage avant même notre départ; et qui n'aurait pas rêver devant un itinéraire comme celui-ci : Montréal-Paris; Paris-Nizza; Nizza-Pisa; Pisa-Firenze; Firenze-Assisi; Assisi-Roma; Roma-Campobasso; Campobasso-Casacalenda; Casacalenda-Termoli; Termoli-Venezia; Venezia-Milano; Milano-Genève; Genève-Paris; Paris-Montréal.  Les deux clins d'oeil à la France et à la Suisse devaient être des gâteries supplémentaires.

Coup d'oeil sur Paris

Nous avons commencé ce voyage de trois semaines avec Paris.  Nous nous sommes régalés de tous les beaux monuments de la Ville Lumière, fréquentés par tous les touristes, sans manquer la Place Pigalle et la vie nocturne afin de sentir cette fébrilité du plaisir toute parisienne.

  

Promenade des Anglais, Nizza

Trois jours après nous sommes parti en train vers Nizza.  Nous avons admiré, tout au long de la journée les paysages de la France. Et comme nous voyagions en première, nous avions le confort d'une cabine privée et une fenêtre panoramique qui faisait de nous des spectateurs privilégiés.  Nizza nous a accueillis avec sa lumière du sud et ses fleurs et nous a révélé le spectacle de la promenade des Anglais avec ses façades somptueuses et la chaleur de ses habitants dans les méandres de ses ruelles populaires aux odeurs  et aux sons les plus contrastants.

San Remo

Deux jours après, le train nous amenait vers mon pays.  la Rivière  Italienne était tout simplement la prolongation de la Côte d'Azur avec sa végétation étourdissante et des fleurs et des fleurs à pas en finir, dans les jardins, sur les façades des maisons, sur les falaises .  Ce qui changait et nous fascinait c'était ces villages créés par la main des hommes sur des falaises plombant sur la mer Tyrrhénienne et les vignobles des Cinque Terre.  Comment retenir toutes ces images de beauté?   En fin d'après-midi nous posions les pieds dans ce lieu sacré de l'art et de la religion : Piazza del Paradiso.

                          Piazza del Paradiso

Ces monuments de Pisa portent bien leur mon et il est difficile de dire ce qu'on aime le mieux, l'originalité de la Torre Pendente ou la perfection du Battistero ou encore le Cimetero monumental.  C'était tellement beau que nous y sommes retournés le lendemain matin, avant de reprendre le train pour Firenze.

Je ne me souviens pas combien de jours nous sommes restés à Firenze, mais je me souviens des émotions ressenties devant la beauté des ses monuments et la beauté et la richesse de ses musées.  La puissance politique des Médicis est très vivante; la puissance des génies des arts et des lettres qui ont influencé pendant des siècles toute l'Éurope ne trouve rien de comparable nul part ailleurs.

La prochaine visite fut d'un grand contraste.  En fait Assisi est une petite ville de province,mais qui attire par son allure encore "Tout Moyen-Âge" et sa forte spiritualité.

                                                    

                                              Basilica San Francesco

Elle est encore entourée de murs; ses rues repirent encore  le haut moyen-âge; ses temples et ses couvents font d'elle encore une ville mystique.  La maison de San Francesco, Le Carceri, San Damiano, Santa Chiara, le deux Basiliques, Notre Dâme des Anges et la Portioncule dans la plaine nous fascinent et nous racontent une tranche d'histoire où des hommes et des femmes se sont dépassés pour Dieu et sauver l'Église.

....à suivre...

Routardix




Lundi 5 mai 2003
Cuba l'héroique
J'ai visité cette île du soleil cinq fois, entre 1989 et 1996.   J'y ai été pour me reposer,  ou  pour fuir le froid  nordique, mais aussi pour un brin de curiosité pour la  culture des caraibes.   Aussi n'ayant jamais connu de visu les régimes communistes, j'étais très curieux  de connaître de près ce système politique.

 

 Havana,Cathédrale

Chacune des visites ont été pour moi l'occasion de pénétrer à l'intérieure d'une  culture qui se fait apprivoiser facilement.  Je vous avoue que dès la première visite je me  suis fait séduire par la langue, par la musique et par la culture cubaine en général.      Et mes séjours à Varadero, à Cienfuegos et  à Trinidad,  ainsi  que les visites de la  Havane, de la baie des cochons, de la Zapata, de l'Escambrai, des plantations de canne  à sucre, et finalement, des vacances chez une famille cubaine, ont fini par faire de moi  non seulement un admirateur de l'île, mais aussi un assez bon connaisseur de sa culture.      J'ai apprécié voir, soit à la Havane, (vieille ville) soit à Cienfuegos ( centre ville) et   surtout  à Trinidad (déclarée patrimoine de l'humanité par l'UNESCO) cet art coloniale de  l'habitat qui peut faire l'orgueil du pays.  J'ai apprécié pouvoir pénétrer à l'intérieur du  pays pour apprécier la beauté de la végétation  tropicale et les habitudes  quotidiennes des courageux paysans cubains.  Et quand plus tard (1994 et 1996) j'ai été  en mesure de parler et lire l'espagnol et me lier d'amitié avec une famille cubaine  cultivée,  j'ai été initié par eux, (généreusement m'ont transmi un bon nombre de livres  et de journaux ) à l'histoire et à la littérature cubaine.

     Malheureusement ma rélation d'amour avec Cuba c'est mal terminée.  Je vous raconte comment  c'est fait l'évolution dans mon esprit  et comment elle m' a amené   vers l'abandon de l'île. Si j 'ai apprécié vite le climat, les beautés de l'île, la chaleur des gens et leur  culture,  j'ai aussi tout de suite remarqué que j'étais en visite dans un pays opprimé.  En arrivant à l'aéroport  j'étais entouré de militaires.   Les douaniers ont ouvert  méthodiquement les valises.  Sur le site balnéaire j'ai appris qu'aucun cubain pouvait  pénétrer à l'intérieur de l'hôtel, sinon ceux qui avaient été soigneusement choisis par le  parti.         En me promenant dans les rues de Varadero j'ai remarqué que les quelques   boutiques  de la ville étaient  completement vides, sans aucun produit sur les étagères.   Les jours suivants j'ai observé, ici et là, des files de gens qui avec un livret à la main attendaient pour pouvoir recevoir (une fois par semaine ou une fois par mois, tout  dépendant du produit disponible) le pain, le  sucre, le café, la viande, le tout selon le  nombre de personnes dans la famille et selon les âges des personnes.  Les enfants et les  vieux étaient les privilégiés de toutes les catégories quant au lait et à la viande. 

  En visitant la ville de la Havane j'ai fait face à des militaires armés à tous les coins de  rues et j'ai rencontré partout ces interminables queues de gens qui patiemment  attendaient pour avoir le pain de la semaine ou une crême glacée.   Chaque matin, de ma chambre d'hotel, je voyais des camions de l'armée russe qui  transportaient les  travailleurs vers les usines ou vers les champs agricoles;  et même  les jeunes élèves des écoles, pendant la période de vacances ou des récoltes,  étaient recrutés pour les  travaux des champs.  Le soir les trottoirs de la ville étaient  remplies de prostituées qui pour quelques billets verts étaient prêtes à livrer leur corps  aux touristes.

 

Trinidad, Plaza Major

      Il est vraie que le gouvernement cubain a réussi a donner une éducation poussée à  son peuple.  Il est  vrai que ce même gouvernement a mis en place un système de  santé qui pourrait faire notre envie, ouvert à tout le monde.  Mais quant au reste ça été  l'échec total et c'est le peuple qui en fait les frais.  Ce que j'ai observé à Varadero je l'ai observé les années suivantes dans les autres villes.  Je dirais même que les choses ont empiré après le départ des Russes .  Je me souviens pendant des vacances à Trinidad combien contrastait la beauté de la ville avec la misère du peuple.   Je me souviens de ces jeunes cubains endoctrinés par le  régime et faisant parti des forces de lutte anti impérialistes qui, au sommet de l'hotel,  longuevues en main, surveillaient les mouvements de chaque touriste sur le terrain de  l'hôtel.   Un jour je visitais Cienfuegos en compagnie d'un ami  qui, après quelques  arrangements avec des gens du pouvoir, a voulu me faire visiter la maison qui lui était  fournie par le gouvernement (extrêmement modeste, croyez-moi).  En nous dirigeant de  l'hôtel vers la ville, je vis des plantations de manguiers et de bananiers.   Je dis tout  simplement : "Vous avez des belles plantations dans la région"!   Il me répondit : "Tout  ce qui est produit dans les champs et dans les vergers est destiné d'abord au touristes  et s'ils en reste ça  sera offert dans les magasins d'état à la population"!    Cette  réponse produit un choc terrible dans mon esprit, car je me suis senti comme quelq'un  qui vient leur volé le pain sur la table. 

   C'est lors de ma dernière visite à Cuba, en 1996, que j'ai décidé de rompre avec l'île.  La famille avec qui j'avais créé des bons liens d'amitié, insista pour que je passe les  vacances chez-eux.   J'ai aimé cette semaine auprès d'eux, car j'ai découvert une famille  bien soudée et j'ai pu vérifier et admirer leur esprit de courage et de sacrifice.  Mais j'ai  appris tellement  de choses sur le régime que j'en fus bouleversé.  Le gouvernement avait  fait quelques compromis pour calmer un peu les esprits et susciter des petits espoirs.  Il leur permis de pouvoir accéder aux "tiendas" (des Wolmart miniatures), s'ils  disposaient de billets verts; il leur permis d'accéder à des petites entreprises familiales  à condition qu'ils payent des impots sur les revenus; il tolérait désormais le marché au  noir.  Mais le régime restait fondamentalement très dur. 

    Le soir, quand tout le monde se barricade dans leurs demeures, je me suis permis de  poser des questions qui me préoccupaient depuis longtemps.  C'est dans cette intimité  que j'ai appris que mes amis, comme tant d'autres, étaient fatigués du régime.  C'est là que j'ai appris que les intellectuels se taisaient par peur; qu'il fallait même se  méfier des voisins et des comités de surveillance de cartier si on ne voulait pas êtres  percécutés par le parti ou finir en prison; que le parti qui, théoriquement, voulait abolir  les classes, en réalité avait créé des classes de favorisés parmi ceux qui le soutenait .  Il fallait être bien vus par le parti si on voulait obtenir un travail  administratif;  il fallait   être recommandé par une personne influente dans le parti pour pouvoir être embauché  dans l'industrie du tourisme ou l'industrie des billets verts.  Il fallait,  sur le travail,  montrer qu'on était  pro actif pour le régime si on ne voulait pas perdre son emploi.

 En partant de Cuba en 1996 je me suis dit que je n'avais plus à verser un dollar pour ce    régime et  que même si j'aimais mes amis, je n'encouragerai plus un gouvernement qui opprime son peuple.    Les cubains ne sont pas libres.  Ils doivent se soumettre,  dès la jeune enfance,   à la doctrine castriste.  Les adultes sont sans cesse endoctrinés dans les comités  de cartiers et bombardés par la propagande révolutionnaire; s'ils veulent survivre  ils doivent se joindre aux foules et idolâtrer "el comandante".   Ceux qui ne  sont pas membres en règle du parti sont soupçonnés et tenus à l'oeil; ceux qui  ne  frequentent pas les réunions de cartier sont sur des listes noirs et ne bénéficient pas  des faveurs du parti; chacun, chaque famille est surveillée par ses voisin de sorte que  le cubain ne peut se fier à personne, mêmê pas à sa propre parentée.  Les intellectuels  sont les premiers sur les  listes de surveillance, car le parti sait qu'ils sont les plus  dangereux pour nuire au pouvoir en place.  Il ne faut pas qu'un soupçon pèse sur eux,  car ils peuvent facilement être étouffés dans l'expression de leur pensée ou isolés dans  les prisons pour le reste de leur vie.

   C'est l'histoire qui se répete pour les pauvres cubains.  Les Espagnols les premiers les  ont soumis à un esclavage brutal, de sorte qu' en quelques dizaines d'années la  population authoctone disparait totalement.  Ces mêmes Espagnols importent des milliers de noirs d'Afrique et les  feront travailler comme esclaves dans les  champs de canne à sucre.  Les Anglais ont pris la relève  des Espagnols après 1762 avec  l'occupation de la Havane.  Durant onze mois plus de mille navires touchent au port de la  Havane, et  introduisent plus de dix mille esclaves pour favoriser le développement de  l'industrie sucrière. 

    Pendant un siècle les cubains s'organisent et luttent pour se donner un pays  et  retrouver la liberté et la dignité.  Des hommes comme Carlos Emmanuel de Cespedes, Calixto Garcia, José Marti et bien d'autres ont fusionné leur poeple et l'ont préparé  à la lutte pour l'indépendence.  Mais à la veille de la victoire des révolutionnaires sur  les espagnols, les États- Unis interviennent dans la guerre et signent un traité avec  l'Espagne qui leur donne le contrôle absolu su Cuba.

      Pendant cinquante ans  l'île verra se succéder gouvernements corrompus et  interventions nord-américaine dans le seul but de livrer toujours plus les richesses du pays aux intérêts étrangers.   Le 10 mars 1952, le général Fulgenzio Batista instaure une des dictatures des plus  cruelles de l'histoire de Cuba.  Les forces de libération s'organisent et entre le 26 juillet  1953 et le 1er janvier 1959, avec à leur tête Fidel Castro, réussisent à liberer le pays de  la tyrannie.   Malheureusement cette libération qui  aurait pu être la fin d'un esclavage millénaire  s'est avérée comme le début d'un autre esclavage, pire que tous les précédents, car  elle prive le cubain de la plus grande richesse, la liberté; liberté de pensée et liberté  d'agir. 

   Je suis rentré au pays en 1996 en me disant que je remettrai les pieds en sol cubain le jour où je verrai les prisons cubaines se vider des prisonniers politiques, le jour où  chaque citoyen de l'île pourra gagner son pain comme il le voudra et beneficier des fruits  de ses labeurs pour sa famille d'abord, pour sa patrie ensuite.

Routardix

  

  




Lundi 5 mai 2003
La spectaculaire Alaska
 
On dit souvent : « Il faut le voir pour y croire! »  Le dicton est vrai  pour la beauté de ce territoire
immense qu’est l’Alaska.

Nous avons choisi de faire ce voyage avec « Celebrity Cruise » qui nous offrait plusieurs programmes.  Et  nous avons choisi le suivant ,  Vancouver -----Anchorage :
 
 
Golfe d'Anchorage

Juin  7  Vancouver, B.C.
Juin  8  Cruising inside passage.
Juin  9  Ketchikan,Alaska.
Juin 10  Skagway,Alaska.
Juin 11  Juneau, Alaska.
Juin  12  Hubbard glacier-crusing.
Juin 13  Valdez,Alaska.
Juin 13  College Fjord-crusing.
Juin 14  Seward,Alaska
Juin  14   Anchorage-Vancouver.
 
Les premiers Alaskiens :

C’est au moment des glaciations du Pleistocène, au moment  où il s’est fomé un pont de terre, que ces derniers ont pénétré, en vagues successives, sur le continent.
Nous connaissons ces groupes que nous identifions aujourd’hui du nom de Tlingits, Athapascans,
Eskimo et Aléoutes.
Les premiers se sont appropriés la majeure partie du sud-est de l’Alaska;  les deuxièmes ont occupé les territoires intérieurs, en grand partie sur le territoire draîné par le Yukon et ses affluents; les Eskimo, eux, ont occupé les zones occidentales  et septentrionales  de l’Alaska; et finalement les Aléoutes se sont installés le long des iles aléoutiennes. Ces groupes sont encore présents aujourd’hui sur le  territoire.  Ils essayent de réanimer leurs cultures tout en faisant partie de l’état moderne que devient l’Alaska. On récence en fait sur le territoire 90.000 aborigènes, dont la moitié sont des éskimos.
Les premiers blancs  qui arrivèrent sur le teriitoire furent les Russes, grâce au services de Vitus Bering  (1641-1741), Danois au service de la marine impériale russe.
Les militaires russes jouèrent un rôle néfaste sur les populations locales; ils en tuèrent un grand
nombre par les armes et les épidémies dues à leur présence.
Les américains arrivèrent en Alaska beaucoup plus tard  (1799 : première compagnie
russo-américaine).  Et commencèrent à s’y installer pour de bon après l’achat de l’Alaska par un
visionnaire, William H. Seaward (1867), qui l’achetat pour son pays pour la somme dérisoire de
7.2 milions de dollards.
Aujourd’hui les américains ont en main le plus grand état de l’union.  Ses ricchesse en matières
premières sont incalculables; seulement le pétrole constitue une réserve de 9 miliards de barils, ce qui place les USA tout de suite après  l’Arabie Saoudite pour les richesses pétrolières.
En attendant que l’état se pleuple (actuellement à peine 374.000 habitants, dont 170.000 à Anchorage), les américains l’exploitent à fond par le tourisme.  Un nombre incalculable de bateaux croisent les eaux de l’Alaska entre mai et septembre.
 
 
 
Le Summit
 
Notre voyage.
 
7 juin : 17.45 :  Le Summit décolle du quai de la Place des Nations ponctuel comme un train Suisse pour se diriger vers le passage intérieur.
Nous admirons la ville avec sa couronne de montagnes magnifiques; fotografions le Lyons bridge et regagnons notre chambre.
Nous avons été pris en charge , entièrement, en rentrant sur le bateau.  Et dans la chambre nous
attends le premier journal du jour (The Summit Daily  sera chaque soir sur notre lit, en langue
française ! ) qui nous fait connaître les membres de l’équipage, les lieux, les services ,
la sécurité, les excursions et la manière de se les procurer, etc.etc... Rien, absolumment rien,
n’est laissé au hazard.
 
8 juin :  Le Passage Intérieur.
 
Des très bon heure je suis sur le pont, au 11ème niveau.  Des passagérs y pratiquent le jogging, la piste  étant longue de 300 metres, tandis que moi je m’emerveille devant la beauté de la nature :  l’océan et les îles montagneuses dont j’ignore les noms.
Nous sômmes dans le passage intérieur sur lequel nous navigueront toute la journée et les jours qui  suivront.   Ce lieu magique découvert par le capitaine Vancouver, il y a 200 ans, s’étend sur 1600 km.   C’est le recul d’immenses glaciers de la dernière période glaciaire qui couvraient le sud de  l’Alaska et  de la Colombie Britannique qui donnèrent naissance à cette mer intérieur.  Les eaux vertes du Pacifique  entrèrent par le nord en couvrant les éspaces libérés par les glaces.
Protégé par les îles en pleine mer et tempéré par le Kuroshio (courant chaud japonnais) l’immense  dédale de chenaux, des baies calmes , d’îles superbement boisées, invitent les passagers à rester  sur les ponts toute la journée. Tout au long de la semaine le Passage nous montrera des chutes vertigineuses à flanc de montagne, des îles peuplés d’ours et de loups, des phoques se reposant au soleil ou jouant dans les eaux froides, des glaciers en perpetuel mouvement depuis des millénaires,et des baleines en pleine migration.
Avant 17 heures nous venons de passer l’île de Triple Island  où des pilotes américains viennent
remplacer les pilotes canadiens pour continuer le périple vers le nord.   Sur les 19 heures
les rayons du soleil s’éclatent sur les vitres des petits édifices de la dernière ville canadienne sur la  côte, Prince Rupert.
 
9 juin : Ketchikan.
 
 
Danse chez les Titlis
 
Avant 7 heures ce matin je suis encore sur le pont.  J’ai l’intention  d’être là chaque matin pour
voir s’approcher les lieux de notre prochain éscale.  La ville au loin est encore endormie, nichée
entre la montagne et la mer.   Les Tlingit l’ont appelé  Ketchikan, qui veut dire «  Les Ailes
fracassantes de l’Aigle ».  En fait elle s’étale avec la forme exacte d’un aigle en vol.
Ketchikan  est la ville la plus au sud de l’Alaska.  Elle est reliée au reste du pays par la seule voie
marittime.  Nous craignions la pluie à cet endroit, considéré comme l’endroit le plus pluvieux
sur cette côte, mais nous fûmes épargnés; le soleil resplendissait et il nous a accompagné tout au  long de notre excursion, à Saxmann Village.
Vers les dix heures nous avons été accueillis chalereusement par les Tlingit.  Dans une grande spontaneité, habillés de leurs costumes traditionnels, accompagnés de tambours, ils nous ont chanté et mimé une vielle legende Tlingit.  Pendant une quinzaine de minutes nous avons vibré avec eux.  Je n’ai pu m’empêcher de penser qu’ils avaient été les maîtres d’un immense territoire et qu’ aujourd’hui ils essayent de faire revivre leurs traditions et d’obtenir le statu de citoyens à part entière.
 
10 juin : Skagway.
 
 
Skagway Pass
 
Skagway : « Terre du Vent du Nord !»  Oui, qu’il y en avait du vent dans cette petite ville à notre
arrivée et pendant toute la journée!  Nous nous étions préparés à l’avance pour faire à cet endroit
un pélérinage, celui de la White Pass.   Ces mots doivent vous dire quelque chose.  En effet c’est
 ici qu’en 1896 souffla la rumeur de la presence d’or au Youkon.  En moins de deux ans, des
dizaines de milliers de prospécteurs affrontèrent ces rudes montagnes pour se rendre vers les
mines d’or du Yukon. Les gens, en file indienne, parcoururent 900 km pour rejoindre le Klondike.
Des milliers d’ entre eux y perdirent la vie, ainsi que leur peu de biens et leurs chevaux.
Notre pélérinage a été plus agréable.  Nous avons emprunté un train d’époque(fin du siècle passé), remis en état  pour des fins touristiques et sômmes montés jusqu’à 2000 metres à la frontière du Yukon. Quel parcour époustouflant à même les montagnes éscarpées!  Il ne faut pas avoir le vertige pour jouir du spectacle.
Bien sûr nous aurions voulu avoir un peu plus de temps pour explorer une ville qui possède beaucoup  de vestiges de l ‘époque de la ruée vers l’or; mais au moins nous avons satisfait notre rêve.
 
11juin : Juneau.
 
Juneau est la capitale politique de l’Alaska.  C’est elle qui a fait rêver le plus les américains de
l’époque.  Pendant les années 1880 la découverte de l’or fut sì abondante que beaucoup d’amé-
ricains finirent par se convaincre que Seaward  avait fait une excellente affaire en achetant l’Alaska des Russes.  Aujourd’hui Juneau vit surtout grâce à la présence du gouvernement et des pêcheries.
Ayant plus de temps à notre disposition, nous sômmes allé voir les baleine  à quelques kilometres de la ville et l’après –midi nous avons visité le musée d’éthnologie.   Nous avons été enchantés par la visite du musée.  Pour avoir une idée global de la culture des peuples qui ont habité l’Alaska il faut visiter ce musée.  Ce ici que l’on comprends leur environnement, leurs moeurs, et leur culture.
 
 
12 juin : Hubard Glacier.
 
Glacier Hubbard
 
Aujourd’hui nous ne déscedrons pas à terre, mais le clou de la journée sera  le glacier Hubbard.
Je monte sur le 11ème pont comme tous les matins; et je m’aperçois que l’horizon est plus vaste que d’habitude et la température est littéralement plus froide.  Nous nous dirigeons tout droit
vers le fond d’une profonde et vaste baie où j’aperçois une chaîne de montagnes enneigées.
Hubbard glacier est un glacier qui a survaicu à la dernière « mini époque glacière ».
Ce colosse s’étends sur près de 150 km depuis le centre du St Elias National Park, jusqu’à la
pointe de Yakutat Bay.  Il avance lentement jusqu’au bord de l’océan sur une largeur de 10 km et une hauteur  de 90 mètres.   Après 9.30 nous nous apercevons que les rivages retressissent
progressivement, bien que  nous ayons encore deux heures avant que le Summit vienne s’installer devant le glacier.  Les passagers se font de plus en plus nombreux sur les ponts et en particulier
sur le onzième.  Nous revêtons à notre tour du linge d’hiver et nous  admirons le paysage.
L’océan  se couvre de plus en plus de glaces flottantes,  parmi les glaces les phoques  semblent
s’ammuser et jouer à câche câche  avec d’autres congénères,   l’ours noir fait ses provisions
sur le bord d’un cric poissoneux, tandis que des oiseaux marins, les cormorans, les mouettes
plongent et replongent dans les eaux glacées à la recherche de poissons très abondants dans ces lieux.
Pendant que nous savourons un bon café chaud arrosé abondamment de Cognac et Zia Maria,
nous avons de la difficulté à nous détacher de la beauté unique des lieux.
Vers les 15 heures le spectacle est déjà terminé; le Summit se dirige vers Valdez à 253 milles
marins devant nous.
 
13 juin : Valdez et College Fjord.
 
Cette petite ville d’Alaska porte le nom d’un explorateur espagnol qui avait découvert le lieu
en l’an 1798.  Elle fut à partir de 1898 le point de départ des chercheurs d’or qui se dirigaient
vers Fairbanks et qui lui permirent une certaine prospérité.  Nous avons fait un tour dans la
petite localité qui en réalité à peu de choses à offrir.  Elle respire la jeunesse, car suite au
tremblement de terre du 27 mars 1964 (8.5 sur l’échelle de Richter), l’ancienne Valdez fut totalement emportée par  un  raz-de-marée; les habitants l’ont réconstruite six km plus loin, en un lieu sûr.
Ce qui fait aujourd’hui la célébrité de cette petite ville, c’est qu’elle est devenue le port de mer
le plus important du pétrole alaskien de l’artique.  Sur 1300 km un pipeline qui traverse trois
chaînes de montagnes, ammène à bon port l’or noir du grand nord.  Le port étant praticable à
l’année longue permet aux pétroliers de venir faire le plein et repartir vers les lontains états du sud.
Mais l’après-midi devait finir par un spectacle impréssionant.  Entre 16 et 19 heures nous avons
navigué dans un fjord qui aboutissait au milieu de nombreux glaciers, les 26 glaciers du College Fjord.
Chacun porte le nom d’un college américain de l’est des Étas Unis.   C’est inimmaginable de voir
toute cette glace déboucher sur la mer et surtout impréssionant , puisque  nous pouvions les
observer à quelques centaine de mètres du navire.
 
14 juin : Seward-Anchorage.
 
C’est ici que s’ achevait notre voyage.  Le matin du 14 nous avons abandonné, à regret, le navire
pour un voyage, en autobus, entre Seward et Anchorage.  Cela nous a permit d’observer de près
les forêts, les lacs, les rivières et surtout admirer ces montagnes  qui en Alaska ne nous quittent
jamais.  Notre mémoire commençais déjà  à nous renvoyer mille images.  Nous venions en fait
de vivre  une expérience que je définirais de grandiose à l’image du pays lui –même.
 
 
Soleil de minuit

 
Routardix



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